L’influence du soutien familial et des attitudes dysfonctionnelles sur la dépression, la délinquance et la concomitance de ces troubles auprès d’une population adolescente

L’influence du soutien familial et des attitudes dysfonctionnelles sur la dépression, la délinquance et la concomitance de ces troubles auprès d’une population adolescente

L’influence du soutien familial et des attitudes dysfonctionnelles sur la dépression, la délinquance et la concomitance de ces troubles auprès d’une population adolescente

L’influence du soutien familial et des attitudes dysfonctionnelles sur la dépression, la délinquance et la concomitance de ces troubles auprès d’une population adolescentes

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Référence bibliographique [5700]

Marcotte, Geneviève. 2001. «L’influence du soutien familial et des attitudes dysfonctionnelles sur la dépression, la délinquance et la concomitance de ces troubles auprès d’une population adolescente». Mémoire de maîtrise, Trois-Rivières (Québec), Université du Québec à Trois-Rivières, Département de psycholgie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Le but de la présente étude est d’évaluer le rôle du soutien familial sur la dépression, la délinquance et la concomitance de ces troubles ainsi que d’examiner le rôle des attitudes dysfonctionnelles sur la dépression, la délinquance et la concomitance. Le rôle médiateur des attitudes dysfonctionnelles sur la relation entre le soutien familial et la dépression ainsi que la délinquance est également exploré. » (p. 56)

Questions/Hypothèses :
« 1) Les groupes d’adolescents dépressifs, délinquants et concomitants obtiendront un score moyen significativement moins élevé que le groupe contrôle sur la variable soutien familial.
2) Les groupes d’adolescents dépressifs, délinquants et concomitants obtiendront un score moyen significativement plus élevé que le groupe contrôle sur la variable attitudes dysfonctionnelles.
3) Les attitudes dysfonctionnelles auront un rôle médiateur dans la relation entre le soutien familial et la dépression ainsi que la délinquance. » (p. 56)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« L’échantillon de cette recherche est composé de 550 participants, dont 297 filles et 249 garçons et 4 sujets ayant omis l’indentification de leur genre. » (p. 58)

Instruments :
- L’Inventaire de dépression de Beck (Beck, 1978)
- Le Questionnaire de délinquance auto-révélée (LeBlanc, 1994)
- La Mesure de la perception du soutien familial (PSS-FA; Procidano & Heller, 1983)
- L’Échelle des attitudes dysfonctionnelles (EAD; Beck, 1976)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« La dépression constitue actuellement l’un des troubles les plus préoccupants à l’adolescence. Baron (1993) indique que de 6 à 26% des adolescents québécois présentent une dépression clinique. Un deuxième trouble majeur durant cette période de la vie est la délinquance. Selon Fréchette et LeBlanc (1987), 8.7% des adolescents de milieu scolaire rapportent avoir commis des actes graves de délinquance. La concomitance de ces troubles est aussi reconnue à l’adolescence. Flemming et Offord (1990) rapportent que le tiers des adolescents dépressifs présentent aussi un trouble des conduites en concomitance. Différents auteurs ont tenté d’expliquer ces troubles par les variables familiales et cognitives. Le manque de soutien familial est identifié comme étant lié à la dépression, la délinquance et la concomitance de ces troubles. Le modèle cognitif de Beck (1967) postule que des schèmes cognitifs erronés peuvent agir comme médiateur entre la perception de la réalité et la réponse qui y est donnée et que chaque problématique se caractérise par un ensemble de distorsions cognitives spécifiques. Les écrits suggèrent que la présence de distorsions cognitives influence l’apparition de la dépression à l’adolescence. De très rares écrits se sont intéressés au rôle des distorsions cognitives sur la délinquance et la concomitance. La présente étude tente de répondre à trois objectifs: le premier objectif vise à évaluer le rôle du soutien familial sur la dépression, la délinquance et la concomitance de ces troubles, le second objectif vise à évaluer le rôle des attitudes dysfonctionnelles sur la dépression, la délinquance et la concomitance. Finalement, le troisième objectif consiste à explorer le rôle médiateur des attitudes dysfonctionnelles sur la relation entre le soutien familial et la dépression ainsi que la délinquance. L’échantillon est composé de 550 étudiants québécois de 3e et 4e secondaire, âgés entre 14 et 17 ans. Quatre instruments de mesure ont servi à la cueillette des données. L’Inventaire de la dépression de Beck (IDB) est une mesure auto-évaluative de la dépression. Le questionnaire de délinquance auto-révélée est une sous-échelle de la Mesure d’adaptation sociale et personnelle pour adolescents québécois (MASPAQ) et constitue une auto-évaluation des comportements délinquants. La Mesure de la perception du soutien familial (PSS-FA) évalue le degré de satisfaction des besoins que perçoit le participant. L’Échelle des attitudes dysfonctionnelles (EAD) a pour but de mesurer les différents schèmes cognitifs, soit les attitudes dysfonctionnelles liées à la réussite, à la dépendance et à l’auto-contrôle en plus de l’ensemble des attitudes dysfonctionnelles. Les résultats confirment que les adolescents dépressifs, délinquants et concomitants perçoivent moins de soutien familial que les adolescents du groupe contrôle. De plus, les adolescents dépressifs, délinquants et concomitants adoptent plus d’attitudes dysfonctionnelles que les jeunes du groupe contrôle. Plus précisément, les attitudes dysfonctionnelles liées à la dépendance caractérisent le groupe dépressif, alors que les attitudes dysfonctionnelles liées à l’auto-contrôle caractérisent le groupe délinquant. Par ailleurs, les résultats obtenus ne permettent pas de considérer les attitudes dysfonctionnelles comme ayant un rôle médiateur dans la relation entre le soutien familial et la dépression ainsi que la délinquance. La poursuite des recherches permettra de clarifier les facteurs d’influence pour les troubles dépressif, délinquant et concomitant. De plus, ces études pourront préciser les différences liées au genre pour les relations ici étudiées.
18 septembre 2001»
http://www.uqtr.ca/biblio/notice/resume/03-2226686R.html --> Consulté le 24 mai 2002.