Transmission intergénérationnelle de la maltraitance : étude des liens entre les facteurs de protection et les facteurs de risque auprès d’une population de mères en difficulté : rapport d’activités scientifiques

Transmission intergénérationnelle de la maltraitance : étude des liens entre les facteurs de protection et les facteurs de risque auprès d’une population de mères en difficulté : rapport d’activités scientifiques

Transmission intergénérationnelle de la maltraitance : étude des liens entre les facteurs de protection et les facteurs de risque auprès d’une population de mères en difficulté : rapport d’activités scientifiques

Transmission intergénérationnelle de la maltraitance : étude des liens entre les facteurs de protection et les facteurs de risque auprès d’une population de mères en difficulté : rapport d’activités scientifiques s

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Référence bibliographique [5683]

Moreau, Jacques, Chamberland, Claire, Oxman-Martinez, Jacqueline, Roy, Catherine, Léveillé, Sophie et Tabakian, Nayiri. 2001. Transmission intergénérationnelle de la maltraitance : étude des liens entre les facteurs de protection et les facteurs de risque auprès d’une population de mères en difficulté : rapport d’activités scientifiques . Montréal: Institut de recherche pour le développement social des jeunes.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Le présent projet de recherche vise à examiner, parmi des variables spécifiques à des mères en difficulté et selon certaines caractéristiques propres aux enfants,
1) lesquelles prédisposent à l’apparition de conduites abusives et négligentes (facteurs de risque) tôt dans la vie des enfants, 2) lesquelles permettent d’éviter l’apparition de telles attitudes inadéquates (facteurs de protection) et 3) de mieux cerner les interactions entre ces deux catégories de facteurs dans la transmission intergénérationnelle de la maltraitance. » (p. 6)

Questions/Hypothèses :
«À pauvreté égale, les mères maltraitantes vivent un cumul de facteurs de risque plus important que les mères à risque. Ceci devrait se refléter dans les scores aux diverses mesures, les mères suivies par les services de protection de l’enfance ayant des scores reflétant une plus grande fragilisation de ces mères comparativement aux mères à risque.
Les expériences de violence familiale seront plus fréquemment évoquées dans le groupe maltraitant par rapport au groupe à risque.
La durée et le nombre de placements pour les jeunes mères et peut-être leurs propres parents, c’est-à-dire les grands-parents de l’étude, ainsi que la perception par les jeunes mères que leur histoire antérieure de violence familiale est ’normale’ seraient les deux principaux facteurs qui discriminent les mères suivies par les services de protection de l’enfance et les mères à risque. Cependant, la direction des effets et le niveau de relation avec les autres variables à l’étude restent difficilement prévisibles.
Les enfants suivis par les services de protection de l’enfance présenteraient des quotients de développement plus faibles que les enfants à risque. Cependant, on devrait observer une proportion significative de retards cliniques du développement mœurs, cognitif et langagier pour les deux groupes d’enfants.
Les scores des enfants suivis par les services de protection de l’enfance devraient être inférieurs à ceux des enfants à risque. La proportion d’enfants dont l’écart type par rapport à la moyenne varie entre -1.0 et -2.0 devrait être plus grande parmi les enfants maltraités que parmi les enfants à risque. » (pp. 6-7)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« L’échantillon est composé de 98 mères, de leur enfant (N=98) âgé entre zéro et trois ans et demie (42 mois), de leur conjoint et de leurs parents (soit les grands-parents maternels des enfants). Deux groupes sont formés : des mères qui ont recours à des conduites reconnues de maltraitance de manière à compromettre la sécurité et le développement de leur enfant, et des mères à risque d’en utiliser. Elles sont âgées de moins de 21 ans à la naissance de leur premier enfant et d’au plus 30 ans au moment de l’étude. Elles doivent également être nées au Québec et maîtriser la langue française afin d’assurer une homogénéité culturelle de l’échantillon. De plus, toutes reçoivent les prestations de la Sécurité du revenu comme principale source de revenu ou vivent en deçà du seuil de pauvreté, et possèdent une scolarité inférieure ou égale au cinquième secondaire. [...]
Les grands-mères (n=25) et les conjoints (n=23) des participantes sont également mis à contribution selon les mesures. » (pp. 7-8)

Instruments :
Questionnaires

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


Cette étude se penche sur le thème de la transmission intergénérationnelle de la maltraitance. Les auteurs examinent les facteurs qui prédisposent à l’apparition de la maltraitance (abus et négligence) et ceux qui permettent d’éviter de tels comportements. « [Les] résultats suggèrent une trajectoire de fragilisation psychologique de ces jeunes femmes dès leur enfance jusqu’à leur condition de maternité où elle se retrouvent dans des contextes et des relations interpersonnelles qui favorisent, au lieu de l’entraver, la reproduction intergénérationnelle de conduites violentes ou inadéquates envers leurs enfants. » (pp. 17-18)