Le point de vue des familles face à la reconfiguration des services de santé mentale dans le contexte du soutien familial rapport final

Le point de vue des familles face à la reconfiguration des services de santé mentale dans le contexte du soutien familial rapport final

Le point de vue des familles face à la reconfiguration des services de santé mentale dans le contexte du soutien familial rapport final

Le point de vue des familles face à la reconfiguration des services de santé mentale dans le contexte du soutien familial rapport finals

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Référence bibliographique [5640]

Provencher, Hélène. 2001. Le point de vue des familles face à la reconfiguration des services de santé mentale dans le contexte du soutien familial rapport final. Québec: Fédération des familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’étude visait à explorer la perception des aidants familiaux face aux services de santé mentale offerts à leurs proches atteints de troubles mentaux. Elle était constituée de deux phases, chacune d’une durée de 12 mois. Alors que la première phase visait à déterminer le rôle des services de santé mentale dans le contexte élargi du soutien familial à l’aide d’un devis quantitatif de type corrélationnel, la deuxième phase avait pour but de fournir une vision plus détaillée de la perception des services, et cela en procédant à une analyse de contenu. »

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« Les aidants familiaux ont été recrutés auprès des 45 associations affiliées à la Fédération des familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale (FFAPAMM). Cent cinquante quatre aidants familiaux ont participé à la première phase, et cela en complétant une série de questionnaires auto-administrés dans le cadre d’entrevues téléphoniques. Pour la deuxième phase, un sous-échantillon de 40 aidants a été constitué et chaque aidant a participé à une entrevue semi-structurée dans le cadre d’un entretien face-à-face. La majorité des participants à l’étude étaient des femmes âgées dans la cinquantaine. Trois aidants sur quatre étaient le parent (mère ou père) du proche atteint de trouble mental. Plus de la moitié des aidants cohabitaient avec le proche. Les proches étaient en majorité des hommes célibataires dans la trentaine ayant un diagnostic de schizophrénie, cumulant une moyenne de quatre hospitalisations, et étant malades depuis neuf ans, en moyenne. »

Instruments :
- Questionnaire auto-administré dans le cadre d’entrevues téléphoniques ;
- Grille d’entrevue semi-structurée.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu et analyse statistique

3. Résumé


« Les résultats de la première phase de l’étude ont révélé que 60% des aidants avaient un niveau élevé de détresse émotionnelle, et cela dans une proportion trois fois plus grande que celui retrouvé dans la population québécoise. Un aidant sur trois n’a rapporté aucun contact avec l’intervenant du proche au cours des derniers six mois précédant l’entrevue. De plus, environ 6 aidants sur 10 ont indiqué que leurs proches ne recevaient aucune aide de la part des intervenants dans les domaines se rapportant à la poursuite des études et le retour au travail. De plus, le niveau de détresse émotionnelle était plus élevé lorsque l’aidant était plus jeune, n’occupait pas un emploi à temps plein, rapportait un niveau élevé de fardeau, recevait un soutien de la part de ses amis, et avait davantage de contacts avec l’aidant du proche. Concernant la deuxième phase de l’étude, les commentaires portant sur les services souhaités se rapportent le plus fréquemment à un ’meilleur’ suivi psychothérapeutique, tant sur sa disponibilité, sa forme et son contenu. Au sujet de la perspective des aidants face aux services utilisés, on constate que la plupart des aidants ont exprimé une opinion articulée face à différents aspects. Toutefois, on retrouve, au niveau des commentaires portant sur l’organisation des services, un nombre de commentaires d’insatisfaction qui est près de deux fois plus élevé que le nombre de commentaires de satisfaction. C’est au sujet de l’accessibilité aux services que l’on note l’expression principale d’insatisfaction. À l’inverse, la source principale de satisfaction se rapporte aux intervenants et à leur façon d’être. Mis à part des commentaires portant sur l’organisation des services, les aidants dont le proche atteint a utilisé uniquement des services dans la communauté manifestent une plus grande satisfaction, et cela comparativement à ceux dont le proche a fait appel à des services offert principalement en milieu hospitalier. Pistes de recherche. Le rôle des services comme facteur relié à la détresse émotionnelle demande à être davantage exploré dans des contextes spécifiques, telles que les situations d’urgence ou celles de suivi. L’appréciation cognitive des services chez les aidants familiaux, telles que leur pertinence, importance, ou valeur, doit faire l’objet d’investigation, et cela en complémentarité avec des mesures objectives se rapportant à la fréquence d’utilisation des services. De plus, les futures études visant à documenter la perspective des aidants face aux services offerts à leurs proches atteints devront non seulement tenir compte des services dont l’accessibilité devrait être améliorée de façon prioritaire mais aussi de la façon dont les aidants pourraient être davantage impliqués dans le traitement. »