Déterminants contextuels et familiaux de l’offre de travail des femmes au Maroc urbain

Déterminants contextuels et familiaux de l’offre de travail des femmes au Maroc urbain

Déterminants contextuels et familiaux de l’offre de travail des femmes au Maroc urbain

Déterminants contextuels et familiaux de l’offre de travail des femmes au Maroc urbains

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Référence bibliographique [5620]

Ramdani, Ouafa. 2001. «Déterminants contextuels et familiaux de l’offre de travail des femmes au Maroc urbain». Thèse de doctorat, Montréal, Université de Montréal, Département de démographie.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« • Procéder à une analyse de l’effet de la structure productive et du contexte sociodémographique sur l’offre de travail féminine au Maroc urbain.
• Mettre en évidence les caractéristiques des ménages et celles des femmes dont le rôle est d’augmenter ou d’atténuer leurs chances d’être occupées, et cela en présence des caractéristiques contextuelles et du marché du travail.
• Faire ressortir les facteurs contextuels qui sont directement associés à la participation des femmes au marché du travail, après leur contrôle par les caractéristiques familiales et individuelles des femmes. » (p. 5)

Questions/Hypothèses :
« • Plus les secteurs secondaire et tertiaire sont développés, et plus le statut sociodémographique s’améliore d’une province à une autre, plus les femmes ont de fortes chances d’être actives. Par contre, plus le chômage s’amplifie d’une province à une autre, plus ces chances sont réduites.
• En tenant compte des caractéristiques contextuelles, les femmes vivant des difficultés financières sont plus susceptibles de participer au marché du travail que les femmes appartenant aux ménages aisés. Il en est de même pour les femmes des ménages individuels et des familles élargies en comparaison avec celles des familles nucléaires. On postule également que la présence d’hommes actifs et d’enfants en bas âges dans le ménage a un effet négatif sur les chances qu’ont les femmes d’être occupées notamment pour les mariées.
• Les femmes jeunes et celles qui sont éduquées ont de fortes chances d’intégrer le marché du travail. Les femmes chefs de ménages sont plus susceptibles d’avoir une activité économique, quel que soit leur état matrimonial. Cependant, la prise en considération des caractéristiques contextuelles et familiales pourrait influer sur le sens de la direction des résultats.
• Les caractéristiques contextuelles jouent deux rôles importants dans la détermination de l’offre de travail des femmes. D’abord, elles influencent la participation différentielle des femmes entre les provinces du Maroc urbain. Ensuite, ces caractéristiques peuvent jouer un rôle important dans cette participation en se substituant ou en complétant les effets des caractéristiques individuelles des femmes et celles de leurs ménages. » (pp. 5-6)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
- Données de l’Enquête Nationale sur la famille au Maroc 1995 et celle du Recensement Général de la Population et de l’Habitat 1994
- 5 288 femmes âgées de 15 ans, résidant dans le milieu urbain et plus ayant fait l’objet de l’Enquête Nationale sur la famille au Maroc 1995

Instruments :

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« La présente recherche vise à appréhender les mécanismes contextuels et familiaux qui régissent l’offre de travail des femmes au Maroc urbain. Son cadre conceptuel s’appuie sur une approche intégrée macro et microsociale du travail des femmes dans les pays en développement. Les approches macrosociales ont souvent associé ce phénomène au développement économique et au changement qu’il induit dans la structure productive. Elles privilégient le contexte macroéconomique et l’aspect ’demande de travail’ et postulent que l’appareil productif appelle ou rejette les femmes selon la conjoncture.
Cependant, ces approches ont des limites dans le sens qu’elles ne permettent pas d’éclairer adéquatement les diverses modalités et les mécanismes d’insertion des femmes dans la structure productive. C’est pourquoi, la nécessité de dépasser l’analyse des déterminants macrostructurels pour comprendre l’impact du développement économique sur la place qu’occupent les femmes dans les structures de production s’avère inévitable dès le début des années soixante-dix. La complexité de ce phénomène social a requis le recours à d’autres approches méso et microsociales prenant comme cadre d’analyse le ménage ou la famille.
Ainsi, le consensus actuel en sciences sociales souligne non seulement l’importance de l’unité familiale dans l’appréhension de l’offre de travail dans les pays en développement, mais s’accorde sur l’adoption d’une approche intégrée macro et microsociale, qui permet de lier le contexte macroéconomique à la sphère familiale et aux caractéristiques individuelles des femmes. Cette approche postule également pour l’interaction entre ces dimensions de l’organisation sociale. » (p. iii)