Responsabilité pour autrui et dépendance dans la modernité avancée. Le cas de l’aide aux proches

Responsabilité pour autrui et dépendance dans la modernité avancée. Le cas de l’aide aux proches

Responsabilité pour autrui et dépendance dans la modernité avancée. Le cas de l’aide aux proches

Responsabilité pour autrui et dépendance dans la modernité avancée. Le cas de l’aide aux proches s

| Ajouter

Référence bibliographique [5597]

Saillant, Francine et Gagnon, Éric. 2001. «Responsabilité pour autrui et dépendance dans la modernité avancée. Le cas de l’aide aux proches ». Lien social et Politiques, no 46, p. 55-69.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :

« Dans cet article, c’est évidemment de la troisième dimension de notre recherche qu’il est question, soit celle de la responsabilité, c’est-à-dire des dimensions affectives et surtout morales de l’aide et des soins. » (p. 57)

Questions/Hypothèses :
« [...] 1) sur quoi porte cette responsabilité, en quoi la dimension instrumentale est secondaire [?] ; 2) pourquoi elle se délègue difficilement [?]; 3) comment elle est assumée par les individus, quelles justifications ils lui donnent [?] ; 4) en quoi elle constitue une expérience identitaire [?] » (pp. 57-58)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« 60 personnes aidantes principales ont été rencontrées dans trois régions du Québec, l’une urbaine et pluriethnique, l’autre urbaine à tendance monoethnique, la dernière rurale. » (p. 57)

Instruments :
Guide d’entrevue

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« La responsabilité vécue par les personnes ayant la charge d’un proche dépendant s’inscrit dans des normes qui tendent à se redéfinir dans le contexte de la modernité avancée. À partir d’expériences relatées par des ’aidants principaux’ de diverses régions du Québec, l’article présente une réflexion sur la responsabilité inspirée des théories philosophiques de Ricœur et de Levinas, ainsi que d’une théorie féministe basée sur la notion de travail de la reproduction. Ayant montré que l’aide et les soins doivent être pris non pas seulement dans leur sens instrumental, mais aussi et surtout dans leurs expressions de responsabilité morale, les auteurs les analysent en fonction des liens entre aidés et aidants (conjugal, filial, amical). Aux rôles et statuts (fixés par les représentations de liens dans leur dimension plus traditionnelle et entraînant des devoirs), la responsabilité vécue associe, au sein de l’expérience, l’affectif et l’électif. Elle n’est jamais complètement le produit d’un devoir à accomplir ou d’un choix : ses deux sens ’sédimentés’ ouvrent pour les sujets des expériences inédites. » (p. 195)