Les facteurs familiaux associés aux élèves à risque de décrochage scolaire de niveau secondaire

Les facteurs familiaux associés aux élèves à risque de décrochage scolaire de niveau secondaire

Les facteurs familiaux associés aux élèves à risque de décrochage scolaire de niveau secondaire

Les facteurs familiaux associés aux élèves à risque de décrochage scolaire de niveau secondaires

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Référence bibliographique [5574]

St-Onge, Amélie. 2001. «Les facteurs familiaux associés aux élèves à risque de décrochage scolaire de niveau secondaire». Mémoire de maîtrise, Sherbrooke, Université de Sherbrooke, Département des sciences de l’éducation.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’étude plus approfondie de ces variables [la communication et la résolution de problèmes dans l’unité familiale, les facteurs économiques, la structure de la famille, la probabilité de décrochage, le genre de l’élève] contribuera au développement des connaissances en vue d’une meilleure compréhension du risque de décrochage chez les élèves de niveau secondaire. » (pp. 45-46)

Questions/Hypothèses :
« 1) Identifier, parmi un ensemble de variables familiales telles les caractéristiques sociodémographiques et le fonctionnement de la famille, les facteurs associés au risque de décrochage scolaire chez des élèves de troisième année du secondaire. 2) Déterminer les facteurs familiaux qui prédisent le mieux le risque de décrochage scolaire chez les filles et chez les garçons. 3) Déterminer les facteurs familiaux qui prédisent le mieux le risque de décrochage scolaire chez les élèves de faible statut socioéconomique et les élèves de statut socioéconomique moyen et élevé. » (p. 46)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« Les sujets de troisième secondaire au nombre de 176 (44,3 % de filles et 55,7 % de garçons) proviennent de six écoles de la région de Sherbrooke. Ils fréquentent pour la grande majorité d’entre eux la classe régulière et la moyenne d’âge de ces élèves est de 14,31 ans (É-T = 0,53). Cette cohorte est tirée d’un important échantillon faisant l’objet d’une étude d’envergure provinciale (Fortin et al., 1998). » (p. 48)

Instruments :
- « La sélection des groupes d’élèves à risque de décrochage scolaire et non à risque sera réalisée par l’entremise du test de dépistage Décisions (Quirouette, 1988). » (p. 48) « Cet outil se compose de 39 questions et les réponses se présentent sur une échelle de type Likert. Les questions réparties en six dimensions sont a) l’environnement familial, b) les traits personnels, c) le plan de carrière, d) les habiletés scolaires, e) la relation enseignant-jeune, f) la motivation scolaire. » (p. 48)
- Questionnaire sociodémographique : structure familiale, revenu de la famille.
- « Le FAD, un outil de mesure du fonctionnement familial (The McMaster Family Assessment Device) de Epstein, Baldwin et Bishop (1983) est formé de 60 questions de type Likert se rapportant au milieu familial. Il renferme sept échelles » (p. 49) : résolution de problèmes, communication, rôles, expression affective, investissement affectif, contrôle de comportements, fonctionnement familial global.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Les récentes données statistiques publiées par le Ministère de l’Éducation du Québec (1999) indiquent que près de 31,0 % des élèves québécois ne terminent pas leurs études secondaires. De nombreux facteurs tant personnels, sociaux qu’environnementaux ont été associés à l’élève décrocheur. Certains auteurs croient cependant qu’il est préférable de connaître la nature des facteurs associés lorsque les élèves fréquentent la classe et qu’ils présentent un risque potentiel de décrocher. La présente étude poursuit ce but. De façon plus précise, l’étude tend à identifier les facteurs familiaux associés aux élèves à risque de décrochage scolaire. Cette recherche vise trois objectifs : identifier, parmi un ensemble de variables familiales telles les caractéristiques sociodémographiques et le fonctionnement de la famille, les facteurs associés au risque de décrochage scolaire chez des élèves de troisième année du secondaire; déterminer les facteurs familiaux qui prédisent le mieux le risque de décrochage scolaire chez les filles et les garçons; déterminer les facteurs familiaux qui prédisent le mieux le risque de décrochage scolaire chez les élèves de faible statut socioéconomique et les élèves de statut socioéconomique moyen-élevé. Les résultats montrent que la communication dans la famille ainsi que le contrôle des comportements par les parents s’avèrent les meilleurs prédicteurs du risque de décrochage scolaire chez l’ensemble des participantes et des participants. Les résultats indiquent que les filles sont davantage influencées par l’investissement affectif de leurs parents et leur contrôle envers les comportements qu’elles adoptent. Quant aux garçons, seule l’expression affective prédit le risque de décrochage scolaire. Il est alors possible de croire que des facteurs de risque spécifiques aux filles et aux garçons devraient être considérés lors de l’élaboration de plans d’intervention. Concernant le statut socioéconomique de la famille, il apparaît que les élèves de statut socioéconomique faible et moyen-élevé ne sont pas influencés par les mêmes prédicteurs. À cet égard, la résolution de problème et l’investissement affectif des parents prédisent le risque décrochage scolaire chez les élèves provenant d’une famille de faible statut socioéconomique. Pour le second groupe d’élèves, l’expression affective et le contrôle dont les parents font preuve demeurent les facteurs prédicteurs les plus significatifs. Nous retrouvons dans ce cas, un portrait différent selon le milieu socioéconomique où vit l’élève. Ces résultats nous permettent de toute évidence de constater que le fonctionnement de la famille est prédominant sur les variables sociodémographiques dans l’explication du risque de décrochage scolaire. Bien que nous nous soyons limités à un ensemble de facteurs reliés au fonctionnement de la famille, ces nouvelles informations concernant les élèves à risque offrent un aperçu plus précis de la dynamique des prédicteurs familiaux sur le risque de décrochage scolaire. La participation de la famille au processus de prévention semble donc un aspect de taille à considérer. Les chances de réussite pourraient dès lors augmenter de façon considérable, les interventions familiales étant conjuguées à celles déjà en place en milieu scolaire. » (pp. 3-4)