Le personnage de la mère dans trois pièces québécoises des années 1980

Le personnage de la mère dans trois pièces québécoises des années 1980

Le personnage de la mère dans trois pièces québécoises des années 1980

Le personnage de la mère dans trois pièces québécoises des années 1980s

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Étudier « [...] l’éclatement familial [dans des œuvres de dramaturgie québécoises] afin de pouvoir expliquer le déséquilibre causé par le personnage de la mère à l’intérieur d’un univers dramatique propre à chaque pièce ». (p. 8)

Questions/Hypothèses :
« [L]e modèle de la ’mère patriarcale’ s’écroule à partir du moment où la femme décide de prendre la parole et de redéfinir elle-même la maternité; la famille est ainsi bouleversée, forcée de reconnaître la reconfiguration de son univers. » (p. i)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Le corpus est composé de trois œuvres : « Addolorata » de Marco Micone, « Aurélie, ma sœur » de Marie Laberge et « Les Muses orphelines » de Michel Marc Bouchard.

Instruments :
La sémiologie théâtrale est la méthode utilisée pour analyser le corpus

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« La pensée hétérogène fait son entrée au Québec durant les années 1980 et donne lieu à l’apparition de nouveaux modèles de comportements. Les transformations ayant lieu dans la société s’inscrivent en filigrane dans la dramaturgie québécoise, principalement par l’intermédiaire de l’écriture immigrante, la critique du discours nationaliste, l’écriture des femmes et l’écriture homosexuelle. Les tensions à l’intérieur de la cellule familiale apparaissent comme un leitmotiv dans la dramaturgie des années 1980. On y présente la mère comme un monstre dont l’emprise maternelle étouffe les enfants ou comme une victime de la loi du Père […] Le premier chapitre de notre étude est consacré à l’analyse de la pièce ’Addolarata’ […], où la prise de parole féminine maternelle, bouleverse non seulement l’univers familial, mais remet en question les structures établies à l’intérieur de la communauté italo-québécoise. La pièce ’Aurélie, ma sœur’ […], objet de notre deuxième chapitre, illustre principalement la (re)construction de la cellule familiale autour d’un rapport maternel qui n’est pas biologique. Le troisième chapitre est réservé à l’analyse de la pièce ’Les Muses orphelines’ […], où l’accès à la parole et à la maternité se fait par l’intermédiaire du mensonge et de la vérité. Dans la conclusion du mémoire, nous dégageons les principaux traits des voix féminines et maternelles qui traversent les trois pièces, voix qui sont caractérisées par le désir, le besoin d’affirmer leur subjectivité. » (p. iii)