Le mariage dans la vallée du Haut-Richelieu au XXe siècle : ritualité et distinction sociale

Le mariage dans la vallée du Haut-Richelieu au XXe siècle : ritualité et distinction sociale

Le mariage dans la vallée du Haut-Richelieu au XXe siècle : ritualité et distinction sociale

Le mariage dans la vallée du Haut-Richelieu au XXe siècle : ritualité et distinction sociales

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Référence bibliographique [5562]

Tremblay, Martine. 2001. Le mariage dans la vallée du Haut-Richelieu au XXe siècle : ritualité et distinction sociale. Sainte-Foy (Québec): Presses de l’Université Laval.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’objectif fondamental de cette recherche est de montrer qu’une étude des rituels du mariage centrée sur la variabilité permet de mettre au jour les formes d’adaptation des individus lorsqu’ils subissent une transformation de leur mode de vie, tout en distinguant quelques-unes des valeurs qui sont exprimées à travers les rites de la formation du couple et qui assurent la cohésion de la culture. » (p. 2)

Questions/Hypothèses :
« Dans le contexte de l’urbanisation et de la différenciation sociale qui résultent de l’industrialisation, les individus adaptent les formes observables et explicites que sont les rituels. Que conservent-ils des coutumes des noces paysannes lorsqu’ils abandonnent l’agriculture et s’installent en ville? Que reste-t-il actuellement des anciennes pratiques, alors que les modes de vie ont été profondément transformés au cours du XXe siècle? » (p. 1)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
65 personnes originaires des comtés de Saint-Jean, d’Iberville et de Napierville, s’étant mariés dans une paroisse urbaine ou rurale soit avant 1940 soit depuis 1980.

Instruments :
Guide d’entretien

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Les familles qui ont migré vers la ville au début du XXe siècle ont adapté leurs coutumes à la vie urbaine. Le processus de formation du couple en est sorti transformé : certains rites sont disparus, remplacés par des pratiques plus appropriées au contexte social. Le changement s’est diffusé rapidement : les familles de la campagne n’ont pas résisté à l’attrait de ces nouveaux rites, fascinées par l’effet de mode. Elles les ont utilisés comme une forme de distinction sociale avant de s’engager, insensiblement, dans la redéfinition des rapports familiaux. Marqueurs d’identité, les rituels portent la vision idéalisée du couple et de la famille et mettent en scène les valeurs sur lesquelles repose la socialisation des individus.
La ritualité est ici le prétexte à une incursion dans le champ des dynamismes culturels. À travers les gestes de la formation du couple, l’auteure aborde le changement culturel dans une perspective large qui puise à l’histoire, à l’ethnologie et à la sociologie. Son approche interdisciplinaire nous fait remonter du geste individuel aux pratiques collectives et jette un nouvel éclairage sur les fondements de la culture. » (quatrième de couverture)