Le conflit travail-famille et la précarité d’emploi chez la femme professionnelle

Le conflit travail-famille et la précarité d’emploi chez la femme professionnelle

Le conflit travail-famille et la précarité d’emploi chez la femme professionnelle

Le conflit travail-famille et la précarité d’emploi chez la femme professionnelle s

| Ajouter

Référence bibliographique [5448]

Caron, Lise. 2002. «Le conflit travail-famille et la précarité d’emploi chez la femme professionnelle ». Mémoire de maîtrise, Gatineau (Québec), Université du Québec en Outaouais, Département de psychoéducation et de psychologie.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Le travail dirigé II va nous permettre : 1) d’explorer dans quelle sphère de la vie personnelle le conflit travail-famille est plus élevé, 2) vérifier si les infirmières avec conjoint ont un niveau de conflit moins élevé et 3) regarder si le conflit travail-famille est plus élevé chez les infirmières sous le seuil de faible revenu. » (p. 4)
Questions/Hypothèses :
« La première hypothèse va tenter de déterminer si toutes les sphères de la vie personnelle (conjoint, enfants, dépendants, temps libre, organisation de la maison) sont également touchées par le débordement du travail sur la famille. Selon nous, certaines sphères seront moins affectées que d’autres car elles sont moins importantes pour les infirmières. [...] Notre seconde hypothèse vérifie si le conjoint a un impact sur le conflit travail-famille car il partage les responsabilités familiales avec son épouse. [...] La deuxième hypothèse va déterminer si les infirmières sans conjoint ont un niveau de conflit plus élevé que leur homologue sans conjoint. Nous faisons l’hypothèse que les femmes chef de famille monoparentale devraient avoir un niveau de conflit travail-famille plus élevé car elles ont une ressource en moins pour les aider. [...] Notre dernière hypothèse vérifie si les infirmières en précarité financière vont avoir plus de difficultés à gérer le conflit travail-famille que celles bénéficiant d’un revenu plus élevé. Donc, nous aimerions savoir si la pauvreté à [sic] un effet sur le conflit travail-famille. Nous faisons l’hypothèse [que les femmes chef de famille monoparentale vivant] sous le seuil de faible revenu devraient avoir un niveau de conflit plus élevé, car leurs ressources monétaires sont limitées. » (pp. 19-20)

2. Méthode



Échantillon/Matériau :
« [...] 1 435 infirmières, âgées de 64 ans et moins, francophones, occupant un emploi précaire et habitant dans l’une des régions ciblées. » (p. 23)

Instruments :
Questionnaire de sondage
Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« [...] [P]lusieurs aspects du conflit travail-famille peuvent être étudiés. Dans ce travail, certains sujets ont été abordés, tels que le conflit dans les différentes sphères de la vie familiale, l’appui d’un conjoint sur le niveau de conflit et la relation entre le conflit et le revenu. En effet, la première hypothèse cherche à savoir s’il y a une différence dans le niveau moyen de conflit travail-famille entre les différentes sphères de la vie familiale. Les résultats nous démontrent que la sphère des loisirs a le niveau moyen de conflit le plus élevé. Donc la sphère des loisirs est la plus affectée par le conflit que génère le travail. En général, les gens ont des loisirs quand il n’y a aucun impact sur le temps accordé aux autres activités (par exemple, soins des enfants, travail). Cet aspect de la recherche mériterait d’être approfondi dans des recherches futures car peu d’études discutent du conflit intersphère dans une problématique de conflit travail-famille. On discute surtout du conflit généré par le travail mais rarement de l’impact des autres sphères sur le niveau de conflit d’une sphère en particulier.
La seconde hypothèse confirme les recherches antérieures soit que d’avoir un conjoint aide à diminuer le niveau de conflit travail-famille (Guérin et St-Onge, 1997). La troisième hypothèse n’a pu être confirmé [sic]. Est-ce dû au fait que les questions n’était pas propices à mesurer l’impact du revenu sur le conflit travail-famille ou simplement de le [sic] revenu n’a aucun impact sur le niveau de conflit? » (pp. 50-51)