La mixité sociale en habitation : rapport de recherche réalisé pour le Service de l’habitation de la ville de Montréal

La mixité sociale en habitation : rapport de recherche réalisé pour le Service de l’habitation de la ville de Montréal

La mixité sociale en habitation : rapport de recherche réalisé pour le Service de l’habitation de la ville de Montréal

La mixité sociale en habitation : rapport de recherche réalisé pour le Service de l’habitation de la ville de Montréals

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Référence bibliographique [5408]

Dansereau, Francine, Charbonneau, Stéphane, Morin, Richard, Revillard, Anne, Rose, Damaris et Séguin, Anne-Marie. 2002. La mixité sociale en habitation : rapport de recherche réalisé pour le Service de l’habitation de la ville de Montréal. Montréal: Institut national de la recherche scientifique - Centre Urbanisation Culture Société.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Conformément au mandat de recherche confié à l’INRS par la Ville de Montréal, le présent rapport vise à fournir un cadre de réflexion sur la thématique de la mixité sociale dans l’habitat et sur l’applicabilité des orientations et mesures élaborées ailleurs au contexte montréalais, plus particulièrement au contexte lié à la création de la nouvelle Ville. » (p. 1)

Questions/Hypothèses :
« Nous accorderons une attention particulière aux modalités de mise en œuvre des politiques de mixité sociale en habitation : dans quelle mesure la mixité sociale provoque-t-elle des conflits de cohabitation entre groupes sociaux et comment atténuer ces conflits ? Comment assurer la production effective de logements s’adressant à une diversité de clientèles dans les nouveaux développements ? Comment lutter contre les appréhensions et les réactions négatives des résidants dans les interventions sur les quartiers existants qui visent à assurer un accès au logement des groupes défavorisés ? » (p. 2-3)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


« L’étude comporte, d’une part, un diagnostic de la situation à l’échelle de l’île de Montréal (distribution de la pauvreté et de la richesse, des diverses formes de logement social et de ressources destinées aux personnes marginalisées) et, d’autre part, une revue de la littérature sur la mixité sociale qui traite à la fois des fondements, des visées et des impacts des interventions en matière de mixité sociale et des stratégies visant à atténuer les réactions souvent négatives notamment le syndrome ’pas dans ma cour’ ou NIMBY (Not In My Backyard). La première partie du rapport est consacrée au diagnostic de la situation montréalaise. Il s’agit pour l’essentiel d’un dossier de cartes qui illustrent la différenciation de l’espace montréalais sous l’angle socio-économique, plus précisément sous celui du revenu. [...] Notre jeu de cartes présente des données fort parlantes sur la répartition entre les différents arrondissements de la nouvelle Ville de Montréal de diverses formes de logement social et communautaire, données que l’on peut interpréter en relation avec les «besoins sociaux» que laissent supposer les indications sur les niveaux de revenus et le poids relatif des ménages vivant sous le seuil de pauvreté. La seconde partie du rapport présente un bilan de la littérature sur la mixité sociale en habitation. Après un bref retour sur l’histoire du concept de mixité, la recension des écrits récents part du constat que la réduction des inégalités sociales liées au lieu de résidence est actuellement la principale justification apportée aux politiques et programmes de mixité sociale dans le logement, que ce soit aux États-Unis, au Royaume-Uni ou en France. Il convient donc de s’interroger sur la pertinence de cet objectif au vu des connaissances apportées par les études qui ont cherché à isoler les effets de la ségrégation sociale sur le bien-être, les valeurs et les chances d’ascension sociale des habitants. Il importe également d’identifier les stratégies possibles pour l’atteindre et les résultats qui découlent de l’adoption de diverses stratégies dans des contextes précis. » (p. 1-2) Une part importante du rapport est ainsi dédiée au revenu des familles et aux profils de ces dernières.