Impact of Income Source on Behavioral and Academic Adjustment of Children from Persistently Poor Families

Impact of Income Source on Behavioral and Academic Adjustment of Children from Persistently Poor Families

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Impact of Income Source on Behavioral and Academic Adjustment of Children from Persistently Poor Familiess

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Référence bibliographique [5405]

De Civita, Mirella. 2002. «Impact of Income Source on Behavioral and Academic Adjustment of Children from Persistently Poor Families». Thèse de doctorat, Montréal, Université de Montréal, Département de psychologie.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« The principle goals of this thesis were to: (a) examine the magnitude of prospective associations between parental income source within the context of persistent poverty and children’s disruptive classroom behavior and academic placement at age 12; and (b) investigate whether such associations are mediated by parenting process variables. » (pp. 3-4)
Questions/Hypothèses :
« 1) Residing in welfare-dependent, working-poor, and work-and-welfare-dependent families would be prospectively associated with an increase in disruptive behavior and a greater risk of academic failure at age 12 compared to residing in a never-poor working family when controlling for maternal characteristics, family structure, child gender, and early childhood behavior.
2) It was expected that prospective associations would be most pronounced for children in welfare-dependent families.
3) Parental supervision would mediate, in part, prospective association between residing in a persistently-poor family (i.e., welfare-dependent, working-poor, and work-and-welfare-dependent) and disruptive behavior.
4) Parental education aspirations for their child would mediate, in part, prospective associations between residing in a persistently-poor family and academic failure. » (pp. 55-56)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
1 112 children (503 boys and 609 girls)

Instruments :
The Social Behavior Questionnaire (SBQ)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« La recherche sur la pauvreté démontre des liens significatifs entre la durée de la pauvreté et le développement de l’enfant. La recherche à ce jour, n’a pas tenu compte du fait que les familles qui vivent dans la pauvreté chronique ont des sources de revenu différentes. Les buts de la présente étude sont : (1) d’examiner l’ampleur des associations prospectives entre la source du revenu parental dans le contexte de la pauvreté chronique (de 8 à 11 ans) et les problèmes de comportement (agressivité-turbulence) des enfants en classe ainsi que leur retard scolaire à l’âge de 12 ans : et (2) de vérifier si ces liens sont expliqués par les caractéristiques parentales (à l’âge de 10 et 11 ans) en tant que variables de processus. Pour évaluer ces objectifs, des analyses de régression hiérarchique ont été effectuées en contrôlant pour le sexe de l’enfant, le comportement de l’enfant à 6 ans, les caractéristiques de la mère et la structure familiale.
Les données proviennent d’un échantillon représentatif d’enfants et leur famille recrutés à la maternelle en 1986-1987 dans la province de Québec. Les données économiques suivantes ont été mesurées à partir de l’âge de 8 ans jusqu’à l’âge de 11 ans : le niveau de revenu de la famille; l’engagement du parent avec le marché du travail; et le recours au bien-être social de la famille. Ces mesures ont été utilisées pour identifier des groupes de familles toujours pauvres qui diffèrent dans leur patron de travail et de recours au bien-être social. Des familles vivant dans la pauvreté chronique tout en travaillant (working-poor), des familles pauvres et dépendantes du bien-être social (welfare-dependant) et des familles pauvres et dépendantes du bien-être social tout en travaillant (work-and-welfare-dependent) ont été comparées à des familles jamais pauvres (never-poor).
Nous avons proposé que la supervision parentale et les aspirations éducatives qu’ont les mères pour leur enfant joueront un rôle médiateur quant à la qualité du comportement et au retard scolaire, respectivement. L’âge de la mère à la naissance de son premier enfant et les années de scolarisation complétées au moment où l’enfant ciblé dans l’étude fréquentait la maternelle ont été utilisés comme variables de contrôle dans tous les modèles. De plus, nous avons utilisé comme variable de contrôle la structure familiale de 6 à 11 ans. Les problèmes d’agressivité-turbulence ont été évalués par l’enseignant à l’âge de 6 et 12 ans. Les dossiers officiels ont été consultés pour confirmer le retard scolaire de l’enfant à l’âge de 12. Le fait de ne pas être dans une classe régulière correspondant à l’âge chronologique de l’enfant fut utilisé comme indicateur de l’échec scolaire.
Des analyses de régression linéaire hiérarchique ont indiqué une association significative entre le fait de provenir de familles pauvres qui reçoivent du bien-être social et l’agressivité-turbulence entre l’âge de 6 et 12 ans, comparativement à leurs pairs qui proviennent de familles jamais pauvres. Cette association a été démontrée au-delà de l’influence du sexe de l’enfant, des problèmes de comportement à 6 ans, l’éducation de la mère et la structure familiale. Aucune association prospective n’a été observée entre les comportements d’agressivité-turbulence et le fait d’être élevé dans une famille pauvre tout en travaillant ou dépendante du bien-être social tout en travaillant. Contrairement à notre prédiction, la supervision parentale n’a pas médiatisé l’association significative entre la dépendance au bien-être social et l’augmentation des problèmes d’agressivité-turbulence.
En ce qui concerne le retard scolaire, les résultats des analyses de régression logistique hiérarchique ont révélé un lien significatif entre le risque d’échec scolaire pour les enfants des familles dépendantes du bien-être social ainsi que les enfants de familles pauvres tout en travaillant en comparaison à leurs pairs de familles jamais pauvres. Ces liens ont été démontrés au-delà de l’influence des caractéristiques démographiques et le manque d’attention à l’âge de 6 ans. Tel que prévu, le risque d’échec scolaire parmi ces enfants a été expliqué en partie par les aspirations éducatives qu’avaient les mères pour leur enfant.
Il est important de garder à l’esprit que les résultats de cette étude doivent être interprétés en tenant compte des variables de contrôle sélectionnées. Il est à noter que les caractéristiques parentales non mesurées auraient pu influencer les circonstances financières de la famille ainsi que les différences des groupes observés. Finalement, nous avons présenté des contributions importantes de cette étude pour la recherche sur la pauvreté et le développement de l’enfant ainsi que pour des programmes sociaux. » (pp. V-VII)