Le lien familial au coeur du quotidien transnational : les femmes shi’ites libanaises à Montréal

Le lien familial au coeur du quotidien transnational : les femmes shi’ites libanaises à Montréal

Le lien familial au coeur du quotidien transnational : les femmes shi’ites libanaises à Montréal

Le lien familial au coeur du quotidien transnational : les femmes shi’ites libanaises à Montréals

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Référence bibliographique [5256]

Le Gall, Josiane. 2002. «Le lien familial au coeur du quotidien transnational : les femmes shi’ites libanaises à Montréal ». Anthropologica, vol. 44, no 1, p. 69-82.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Les migrantes ont recours à de multiples procédures pour reconfigurer leur espace, notamment en maintenant leur culture et leur identité et en multipliant les liens avec leur pays d’origine et ailleurs. Le présent article vise à illustrer deux aspects de ce processus : 1) le rôle des relations sociales, en particulier des liens familiaux et 2) la participation des femmes. » (p. 69)

Questions/Hypothèses :
« Pour expliquer la transnationalité, les auteurs font généralement appel à des facteurs économiques. Toutefois, dans le cas des Libanais shi’ites à Montréal, le maintien des liens familiaux à la base du processus transnational ne s’explique-t-il pas non seulement par la position des migrants et la situation économique dans les pays auxquels ils participent, mais surtout parce que l’aspect central de la famille persiste? » (p. 69)

2. Méthode



Échantillon/Matériau :
« La présente étude est construite autour de données recueillies lors d’un travail de terrain d’une durée de deux ans (de mars 1997 à septembre 1999) portant sur la place de la famille dans l’expérience des femmes shi’ites libanaises à Montréal. Ce travail est constitué d’observations dans leur milieu d’insertion et d’entretiens semi-directifs d’une durée moyenne de quatre heures menées auprès de 16 femmes shi’ites, âgées entre 20 et 50 ans et ayant vécues à Montréal de quatre à 10 ans. Le terrain a été complété par un court séjour de quelques semaines dans les banlieues sud de Beyrouth, au printemps 1998, chez les parents d’une des femmes interviewées. » (p. 71)

Instruments :
Guide d’entretien semi-dirigé
Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Les femmes shi’ites libanaises résidant à Montréal organisent symboliquement leur espace de telle façon que leur quotidien se déroule simultanément à Montréal, au Liban et ailleurs. Tout en étant fortement impliquées dans la vie montréalaise, elles participent à distance grâce à la technologie à la vie de leur société d’origine. Même si les études sur le transnationalisme portent généralement sur les hommes, notre recherche montre l’implication des femmes shi’ites libanaises dans ce processus. Leurs pratiques transnationales doivent être comprises à la lumière du caractère central de la famille pour les Libanais et de certaines particularités du réseau social des femmes à Montréal. Ces éléments augmentent l’importance des contacts avec des membres de la famille vivant au Liban ou ailleurs dans le monde. Les migrantes ne se rassemblent plus autour d’un lieu mais autour d’une réalité familiale qui dépassse les frontières. » (p. 69)