Une fenêtre sur le monde : l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes

Une fenêtre sur le monde : l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes

Une fenêtre sur le monde : l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes

Une fenêtre sur le monde : l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmess

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Référence bibliographique [525]

Pineau, Annie. 2010. «Une fenêtre sur le monde : l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes». Dans Race, femme, enfant, handicap : les conventions internationales et le droit interne à la lumière des enjeux pratiques du droit à l’égalité , sous la dir. de Tribunal des droits de la personne et Québec, Barreau du, p. 301-352. Cowansville, Québec: Éditions Yvon Blais.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’auteure propose une réflexion sur la question de l’égalité des femmes en matière d’emploi. La question de la conciliation travail et famille est notamment abordée.

Questions/Hypothèses :
L’auteure se questionne à savoir si « […] la véritable égalité des femmes – l’égalité économique – est […] possible tant que subsiste à la Charte québécoise un mur séparant les droits civils et politiques, des droits économiques et sociaux? N’est-il pas temps de percer le mur de la Charte et de reconnaître l’interdépendance de tous les droits? » (p. 303)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


« Ces dernières années, les arrêts Dunmore et Health Services and Support de la Cour suprême ont fait du droit international un incontournable dans l’interprétation des droits fondamentaux. Au Québec, cette fenêtre ouverte sur le monde s’est révélée une aide précieuse pour assurer aux femmes une véritable égalité au travail […]. Mais beaucoup reste encore à faire […], notamment en matière […] de conciliation famille et travail. » (p. 303) Sur ce point, l’auteure estime que la conciliation « […] est un incontournable de l’égalité des femmes en emploi; les femmes assument encore plus que les hommes les responsabilités à l’égard des enfants et un plus lourd fardeau de tâches ménagères; elles sont plus nombreuses à être chefs de familles monoparentales, le tout en occupant un emploi souvent précaire et mal rémunéré. […] [Toutefois], le fait est que l’idée de conciliation peine à faire son chemin dans la jurisprudence arbitrale. La reconnaissance de quelque droit non conventionné à un assouplissement d’horaire ou à une autorisation d’absence s’avère exceptionnelle. Contrairement à ce qui est maintenant de mise lorsque le handicap ou la religion sont impliqués, les mesures d’accommodement semblent inaccessibles lorsqu’elles concernent les responsabilités familiales. Pourtant de telles contraintes relèvent du statut de parent, donc de l’État civil en plus d’avoir un effet discriminatoire sur les femmes vu les obligations qu’elles assument généralement. » (p. 342)