Régimes démographiques, école et travail des enfants. Un regard croisé sur deux villes, Bamako et Québec

Régimes démographiques, école et travail des enfants. Un regard croisé sur deux villes, Bamako et Québec

Régimes démographiques, école et travail des enfants. Un regard croisé sur deux villes, Bamako et Québec

Régimes démographiques, école et travail des enfants. Un regard croisé sur deux villes, Bamako et Québecs

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Référence bibliographique [5226]

Marcoux, Richard. 2002. «Régimes démographiques, école et travail des enfants. Un regard croisé sur deux villes, Bamako et Québec». Dans Jeunesses, vieillesses, démographies et sociétés. Quatrièmes Journées Scientifiques du Réseau Démographie de l’AUF, et Chaire Quetelet 2001 , sous la dir. de Francis Gendreau, Tabutin, Dominique et Poupart, Maud p. 219-240. Louvain-la-Neuve (France): L’Harmattan.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Notre objectif ici est beaucoup plus modeste : en examinant le rôle et la place qu’occupent les enfants chez certains types de ménage d’une part, nous voulons simplement suggérer quelques pistes de recherche qui permettraient de mieux réintroduire les dimensions économiques pour l’étude des changements démographiques. » (p. 221)

Questions/Hypothèses :
« Certaines manifestations de solidarités intergénérationnelles de nature économique pourraient-elles nous permettre de comprendre, en partie, le maintien de comportements relativement natalistes de certaines populations maliennes? » (p. 220)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Les données de recensement de deux populations différentes : celle de la ville de Bamako en 1987 et celle de la ville de Québec en 1901.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« La croissance de la population en Afrique continue de susciter beaucoup de réactions. La baisse de la fécondité, bien amorcée dans pratiquement toutes les régions du monde, semble tarder à apparaître dans plusieurs pays africains. Il est intéressant d’examiner, à travers différentes enquêtes, les raisons données par les populations à ce sujet. La dimension économique de la contribution productive des enfants - contribution actuelle ou anticipée lors des ’vieux jours’- apparaît nettement comme étant une dimension fort importante pour expliquer le maintien d’une progéniture nombreuse. Ces modèles de solidarités intergénérationnelles de type économique pourraient donc représenter un enjeu majeur des changements démographiques. On peut d’ailleurs s’étonner que l’historiographie québécoise soit, de son côté, assez silencieuse face à cette dimension pour expliquer la fécondité relativement élevée des femmes du Québec, à la fin du XIXe siècle. L’idée de la fameuse ’revanche des berceaux’, concept qui est principalement le fruit du discours nationaliste de l’église catholique québécoise de l’époque, semble avoir conduit à occulter la réalité des conditions de vie des familles, en milieu urbain notamment. En fait, le maintien d’une fécondité relativement élevée au Québec s’observe parallèlement à un retard important observé en matière de fréquentation scolaire chez les enfants du Québec. Se pourrait-il que le rôle des enfants au sein de la famille révèle en quelque sorte le type de régime démographique qui caractérise les ménages auxquels ils appartiennent? Afin de tenter de répondre à cette question, nous nous proposons de consulter les données issues de collectes de données de recensement auprès de deux populations différentes: celle de la ville de Bamako en 1987 et celle de la ville de Québec en 1901. Par l’exploitation de ces informations, nous tenterons d’identifier certaines associations qui apparaissent entre les types de ménages, les régimes démographiques qui les caractérisent (nombre d’enfants et intensité de la fécondité) et l’activité des enfants (étude, travail, etc.). Ce regard croisé pour deux villes qui connaissent des contextes historiques et des environnements fort différents - et à des époques également différentes - nous permet de dégager certains éléments de convergence des régimes démographiques. » (p. 219)