Tuberculose, foyers et familles : les soins à domicile des tuberculeux à Montréal, 1900-1950

Tuberculose, foyers et familles : les soins à domicile des tuberculeux à Montréal, 1900-1950

Tuberculose, foyers et familles : les soins à domicile des tuberculeux à Montréal, 1900-1950

Tuberculose, foyers et familles : les soins à domicile des tuberculeux à Montréal, 1900-1950s

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Référence bibliographique [52]

Vanier, Marie-Hélène. 2011. «Tuberculose, foyers et familles : les soins à domicile des tuberculeux à Montréal, 1900-1950». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université du Québec à Montréal, Département d’histoire.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette étude dresse le portrait des soins à domicile des tuberculeux de la classe ouvrière à Montréal entre 1900 et 1950, et propose d’analyser le vécu des familles et le système de soins mis en place dans les communautés protestante, catholique et juive.» (p. viii)

Questions/Hypothèses :
L’auteure découpe sa problématique en plusieurs questions : «[…] Comment les tuberculeux arrivaient-ils à se soigner à la maison dans leur quotidien? Comment est-ce que les familles de tuberculeux s’organisaient avec un malade à la maison? Comment s’organisaient-elles pour payer les soins et quel impact la maladie avait-elle sur l’économie familiale? Quelles étaient les méthodes de prévention de la tuberculose utilisées avec les enfants, avec les mères de famille? En quoi consistait l’isolement des malades à la maison? Qui procédait aux soins à domicile et comment?» (p. 30)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure utilise des sources premières diverses, particulièrement des documents d’archive «[…] provenant principalement du Royal Edward Institute, de l’Institut Bruchési, de l’Institut Baron de Hirsch et du dispensaire Herzl […].» (p. viii)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«L’analyse du développement des dispensaires antituberculeux montréalais a fait ressortir que ce système de soins se distingue par l’ampleur des soins se faisant à domicile, quoique la communauté juive privilégie la cure sanatoriale. Nous avons constaté que la pauvreté et l’environnement hygiénique, cheval de bataille des réformistes, incitent les familles touchées par la tuberculose à aller chercher de l’assistance médicale gratuite dans les dispensaires. L’analyse des prescriptions faites aux tuberculeux, et plus particulièrement aux femmes, confirme que les conseils qui sont prodigués sont la plupart du temps inapplicables du point de vue des familles, faute de moyens. Nous avons également fait ressortir plusieurs mesures des dispensaires antituberculeux visant l’enfance, la plus importante étant l’école en plein air mise sur pied par le Royal Edward Institute. Nous notons de plus que les écoles de la Commission des écoles catholiques de Montréal se sont avérées être des protagonistes importants dans la prévention de la tuberculose chez les enfants. À la lumière des analyses effectuées, nous notons l’existence d’une spécificité montréalaise dans le traitement de la tuberculose face au reste du Canada, idée qui va à l’encontre de l’historiographie la plus récente. De plus, l’analyse du discours des institutions antituberculeuses fait ressortir l’influence dominante de l’idéologie réformiste chez les acteurs de la lutte antituberculeuse montréalaise, ainsi que la présence d’une dimension compassionnelle importante.» (p. viii)