Les diverses expériences de désengagement paternel suite à une séparation conjugale

Les diverses expériences de désengagement paternel suite à une séparation conjugale

Les diverses expériences de désengagement paternel suite à une séparation conjugale

Les diverses expériences de désengagement paternel suite à une séparation conjugales

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Référence bibliographique [5148]

Quéniart, Anne. 2002. «Les diverses expériences de désengagement paternel suite à une séparation conjugale». Dans Séparation conjugale : pour qui les gains, pour qui les pertes Actes du colloque de recherche tenu dans le cadre du 70e Congrès de l’ACFAS, le 14 mai 2001 à l’Université Laval , sous la dir. de Marie-Christine Saint-Jacques et Cloutier, Richard, p. 27-42. Québec: Centre de recherche sur l’adaptation des jeunes et des familles à risque, Faculté des sciences sociales, Université Laval.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Présenter les données d’une recherche exploratoire sur les pères séparés n’ayant plus aucun contact avec leur enfant, étude menée par l’auteure quelques années avant sa présentation au colloque. « Pour compléter l’analyse de ces données qui datent de quelques années et qui restent partielles, je ferai aussi référence aux données d’une enquête statistique récente sur les pères séparés (Le Bourdais, Juby et Marcil-Gratton, 2001) qui permettent de dégager certains des facteurs qui entrent en jeu dans le phénomène du désengagement paternel. » (p. 29)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Une douzaine de pères âgés pour la moitié de 25 à 39 ans et pour l’autre moitié de 40 à 54 ans

Instruments :
Guide d’entretien
Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« En conclusion, on peut dire que de nombreux facteurs se conjuguent pour produire la rupture d’avec l’enfant : une situation postconjugale tendue qui ne favorise pas la continuité du lien père/enfant chez tous les pères rencontrés, une représentation de la mère comme parent principal chez la plupart, le poids économique de la pension alimentaire chez plusieurs, un état de santé mentale et physique très précaire après la séparation, l’entrée en scène d’un père substitut chez certains, un sentiment d’étrangeté croissant vis-à-vis de l’enfant chez tous, etc. La séparation conjugale et parentale engage et mobilise beaucoup plus que la seule volonté libre de deux individus. Elle met en jeu des sentiments très intenses, liés eux-mêmes à tout un passé personnel et familial, elle renvoie à des représentations de la conjugalité, de la famille, du rôle paternel, de l’enfant, voire de la justice. Elle est aussi encadrée par des contraintes juridiques. À cet égard, les pères que nous avons interrogés, on l’a vu, n’ont généralement pas une ’culture du droit’, ne réfléchissent pas en ces termes. Suite à la séparation, ils considèrent tout simplement que leur statut de ’père de cet enfant-là’ leur donne un droit d’accès illimité à cet enfant: s’ils s’ennuient de lui, ils veulent et doivent pouvoir le voir immédiatement. » (p. 38)