Le nom de la mère  : le rapport mère-fille et l’écriture au féminin

Le nom de la mère  : le rapport mère-fille et l’écriture au féminin

Le nom de la mère  : le rapport mère-fille et l’écriture au féminin

Le nom de la mère  : le rapport mère-fille et l’écriture au féminins

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Référence bibliographique [5122]

Saint-Martin, Lori. 2002. «Le nom de la mère  : le rapport mère-fille et l’écriture au féminin». Dans Espaces et temps de la maternité , sous la dir. de Francine Descarries et Corbeil, Christine, p. 150-173. Montréal: Éditions du remue-ménage.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Je propose donc, dans les pages qui suivent, de rappeler les grandes hypothèses sur lesquelles s’est fondée cette recherche [sur la relation mère-fille et sur ses conséquences pour l’écriture au féminin] ainsi que les principaux résultats auxquels elle a donné lieu. Ce faisant, devrait apparaître une réponse partielle à la question qui préoccupe nombre de chercheuses féministes: celle de la spécificité de l’écriture des femmes au regard de celle des hommes. » (p. 150)

2. Méthode



Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


« En littérature, bien sûr, il n’existe pas de progrès univoque; chaque génération fait et refait ses découvertes, ses procès, ses bilans. Les jeunes femmes continuent d’exprimer presque toujours un point de vue très critique sur la mère, qui n’est jamais assez aimante, assez présente. D’autres prennent comme matière à écriture la maternité refusée ou impossible, douloureuse, déchirante. D’autres célèbrent la relation à l’enfant et au quotidien. Les femmes venues d’ailleurs tissent souvent une trame narrative où se croisent les filles, les mères et les grands-mères marquées par l’exil et le désir de se dire, de se trouver dans et par les mots.
Il n’existe donc pas une manière de se représenter la mère, mais de multiples relations au maternel, qui donnent lieu chacune à une forme textuelle spécifique; non pas une stylistique au féminin, mais peut-être des stylistiques liées chacune à sa manière au maternel. Une chose est certaine: le positionnement par rapport à la mère - et par rapport à sa propre maternité réelle, potentielle, refusée ou impossible - est l’une des composantes essentielles de la quête identitaire des femmes et marquera donc leur écriture. Clairement, il ne s’agit pas de renfermer les femmes dans la maternité, comme l’ont fait les sociétés patriarcales, ni d’imposer une définition biologique, essentialiste, de l’écriture au féminin, mais bien plutôt d’explorer les retombées du rapport à la mère et au maternel à de multiples niveaux - social, textuel, symbolique - déterminants pour l’écriture. Ainsi, on comprend mieux à la fois l’écriture des femmes et leur quête identitaire. » (pp. 169-170)