Maternité ou citoyenneté

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Maternité ou citoyennetés

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Référence bibliographique [5094]

Tahon, Marie-Blanche. 2002. «Maternité ou citoyenneté». Dans Espaces et temps de la maternité , sous la dir. de Francine Descarries et Corbeil, Christine, p. 83-106. Montréal: Éditions du remue-ménage.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Dans un premier temps, je m’emploierai à illustrer le lien entre maternité et politique pour ensuite aborder la question de la parité susceptible de dénouer le paradoxe qu’exprime Scott, parce que cette mesure enregistre que le peuple est composé de deux catégories sexuées instituées par l’état civil. Dans une troisième partie, j’évoquerai la menace d’une maternité désinstituée, qui a partie liée avec la persistance de l’association des femmes aux minorités discriminées. Ce texte se situe dans le registre d’un questionnement à l’intérieur de la politique. » (p. 85)

2. Méthode



Type de traitement des données :
Essai

3. Résumé


« Le titre de ce texte mérite un premier commentaire puisque, après en avoir écrit plusieurs autour de maternité et citoyenneté, je propose ici maternité ou citoyenneté, laissant ainsi entendre que l’une est exclusive de l’autre. L’exclusion réciproque des deux institutions me paraît effectivement être une hypothèse soutenable au niveau de la représentation que l’histoire des idées politiques a forgée dans l’espace politique démocratique. [...] La construction théorique ici proposée prend largement appui sur des références à l’histoire de la France. Il s’agit incontestablement d’une limite qui est partiellement imputable à l’étendue de mes connaissances. Elle ne prétend pas à l’universalité, ne serait-ce que parce qu’elle se situe dans l’aire et l’ère ouvertes par la modernité politique. Et à l’égard de celle-ci, elle est marquée par l’existence d’un Code civil. Mais cette construction éclaire pourtant l’histoire de la Belgique et du Québec, par exemple, même si elle ne suit pas exactement la même trajectoire, par la force des contextes nationaux. De plus, il s’agit d’un essai élaboré afin de nouer des fils en vue de participer à l’entreprise d’en finir avec une histoire aporétique des femmes - pour le dire en un mot : il me paraît plus stimulant de tenter de comprendre comment ’les femmes’ ont moins été construites comme ’autres’, comme exclues, qu’instrumentalisées pour ’faire société’. » (pp. 83-84)