La médiation et l’ajustement à la rupture d’union : l’impact de la loi québécoise concernant la médiation familiale

La médiation et l’ajustement à la rupture d’union : l’impact de la loi québécoise concernant la médiation familiale

La médiation et l’ajustement à la rupture d’union : l’impact de la loi québécoise concernant la médiation familiale

La médiation et l’ajustement à la rupture d’union : l’impact de la loi québécoise concernant la médiation familiales

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Référence bibliographique [5069]

Turcotte, Daniel, Beaudoin, André, Champoux, Lyne et St-Amand, Annick. 2002. «La médiation et l’ajustement à la rupture d’union : l’impact de la loi québécoise concernant la médiation familiale ». Revue canadienne de santé mentale communautaire / Canadian Journal of Community Mental Health, vol. 14, p. 49-72.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« La présente étude a été réalisé pour apprécier la portée de cette mesure sociale en cherchant à apporter des éléments de réponse aux questions suivantes : (a) Est-ce que le programme québécois de médiation familiale a favorisé l’accès à la médiation? (b) Est-ce que la mise en place de cette mesure débouche sur des rapports moins conflictuels entre les ex-conjoints après la rupture? (c) Conduit-elle à un meilleur respect des accords en matière de garde et de soutien financier des enfants? (d) Contribue-t-elle à une meilleure adaptation des enfants? » (p. 67)
Questions/Hypothèses :
« L’hypothèse générale de la recherche est à l’effet qu’un meilleur accès à la médiation familiale a une influence positive sur l’adaptation psychosociale des enfants en suscitant chez les ex-conjoints un plus grand sentiment d’équité face aux dispositions entourant la séparation, un respect plus rigoureux de ces dispositions, une réduction des conflits et un meilleur engagement dans les responsabilités parentales. » (p. 54)

2. Méthode



Échantillon/Matériau :
« L’étude porte sur un échantillon de parents qui se sont séparés dans le district judiciaire de Québec. L’échantillon a été constitué à partir du fichier informatisé du plumitif civil du Québec, dans lequel sont consignés, notamment, toutes les ordonnances en matière de séparation ou de divorce, et des dossiers de remboursement de frais de médiation. En collaboration avec le ministère de la Justice du Québec, une lettre a été acheminée à 5 616 ex-conjoints (2 436 du groupe de comparaison et 3 180 du groupe expérimental). Cette lettre donnait de l’information sur la recherche et elle invitait les personnes à signer un formulaire de consentement et à transmettre par lettre leur nom et leur adresse à l’équipe de recherche. Cette procédure a résulté en 377 réponses positives, dont 50 n’ont pas été retenues : 44 n’avaient pas d’enfants de moins de 18 ans, 3 avaient renoué et 3 n’ont pu être rejoints. À la suite d’un contact téléphonique, un questionnaire écrit a été acheminé aux 327 personnes retenues; 303 l’ont retourné dûment rempli. Par ailleurs, dans un certain nombre de cas (36), les deux ex-conjoints ont rempli le questionnaire. Comme les analyses portent notamment sur le comportement de l’enfant, pour éviter de considérer deux fois le même enfant, lorsque les deux ex-conjoints ont retourné le questionnaire, seulement celui du parent gardien a été pris en considération sauf dans les situations de garde partagée où le choix du questionnaire a été fait au hasard. Ainsi, le nombre de répondants et répondantes se situe à 267. » (p. 55)

Instruments :
« Les données ont été collectées selon deux modalités : l’entrevue téléphonique et le questionnaire auto-administré. Dans le cadre de l’entrevue téléphonique, des informations sur l’âge du répondant ou de la répondante, le nombre et l’âge de ses enfants et le revenu familial ont été recueillies. Le ’Questionnaire sur la séparation des parents et la situation des enfants’ abordait, notamment, la démarche de médiation, les rapports entre les ex-conjoints, l’exercice des rôles parentaux et le fonctionnement de l’enfant. » (p. 55)
Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Depuis septembre 1997, une nouvelle loi concernant la médiation familiale est entrée en vigueur au Québec. Cette loi permet aux couples avec enfants de recevoir les services d’une médiatrice ou d’un médiateur professionnel lors de la négociation et du règlement de leur demande de séparation, de divorce, de garde d’enfants, de pension alimentaire ou de révision d’un jugement existant. Ce texte présente et analyse les résultats d’une étude sur les pratiques et les effets de la médiation familiale pratiquée depuis l’entrée en vigueur de cette loi comparativement à la situation qui prévalait antérieurement. Selon les données, la loi a conduit à une plus grande accessibilité à la médiation pour les couples moins à l’aise financièrement. » (p. 49)