Une révolution pour la famille?

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Référence bibliographique [5039]

B.-Dandurand, Renée. 2003. «Une révolution pour la famille?». Dans À droite toute! Le programme de l’ADQ expliqué , sous la dir. de Jean-Marc Piotte, p. 173-189. Montréal: HMH Hurtubise.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Cet article examinera d’abord les mesures proposées par l’ADQ. Une deuxième partie discutera des orientations qui sont sous-jacentes à ces propositions. Ainsi pourrons-nous voir à quelle ’révolution’ nous convie l’ADQ. » (p. 173)

2. Méthode


Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


« De son côté, Renée B. Dandurand affirme que, dans sa politique familiale, l’ADQ juge sérieux le problème de la dénatalité au Québec, mais pour dire que la principale cause serait, contrairement à ce que démontrent maintes études, de nature économique. Ce parti reprend une politique d’allocation à la naissance de chaque enfant, politique déjà appliquée sous le deuxième gouvernement de Robert Bourassa et qui s’était révélée peu efficace pour accroître les naissances. Il préconise aussi la réduction du prêt étudiant pour chaque nouvel enfant, politique qui ne favorise que les diplômés des études supérieures... Il propose de plus un très généreux congé parental, dont l’application exigerait la participation financière du gouvernement fédéral.
Enfin l’ADQ, qui s’est à l’origine opposée aux ’garderies à 5$’, propose un bon en garderie, un voucher, qui serait remis à chaque parent, qui l’utiliserait à sa guise, ce qui pourrait avoir des répercussions importantes sur le retrait du marché du travail des travailleuses à bas salaire. L’objectif éducatif poursuivi par les garderies publiques pourrait être assuré par les parents à domicile, outillés par des émissions de télévision, de sites Internet (pour ceux qui savent lire...) ou d’autres moyens guère plus efficaces.
L’auteure montre ainsi que la politique de l’ADQ nie la responsabilité collective des États contemporains envers les enfants et ignore deux domaines majeurs d’intervention : l’intervention éducative précoce pour la petite enfance et la conciliation famille-travail pour les parents. Cette politique s’inscrit au sein du conservatisme social, tout axé sur la régénération de la famille traditionnelle préconisée par la droite chrétienne américaine. » (pp. 14-15)