Religion, spiritualité et famille : Toujours réunies après toutes ces années

Religion, spiritualité et famille : Toujours réunies après toutes ces années

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Religion, spiritualité et famille : Toujours réunies après toutes ces annéess

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Référence bibliographique [5017]

Bibby, Reginald W. 2003. «Religion, spiritualité et famille : Toujours réunies après toutes ces années ». Transition, vol. Été, p. 6-11.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Tout d’abord, j’aimerais mettre l’accent sur la nature de la participation religieuse de la famille au Canada, de nos jours et par le passé, puis de passer aux corrélats afin d’explorer la relation entre la participation religieuse et le bien-être personnel et social. » (p. 7)

Questions/Hypothèses :
« Il serait bon d’avoir une meilleure compréhension du lien potentiel entre ces deux tendances [le déclin de la religion et la hausse des divorces]. D’autres questions méritent notre attention, notamment la place de la religion dans la vie des gens, sans égard à leur état civil, ainsi que la ’question de l’impact’, c’est-à-dire la relation entre l’engagement religieux de la famille et le bien-être personnel et social. » (pp. 6-7)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« Je veux tenter de parler des questions sur la famille et la religion au Canada et puis dans les données de mes enquêtes nationales ’Projet Canada’. Les enquêtes auprès des adultes ont été menées tous les cinq ans de 1975 à 2000, tandis que celles effectuées auprès des jeunes ont été réalisées en 1984, 1992 et 2000. La taille des échantillons des six enquêtes menées auprès des adultes était d’environ 1 500 personnes chacune, tandis que les trois enquêtes auprès des jeunes comprenaient des échantillons d’environ 3 500 adolescents de 15 à 19 ans du secondaire (ou d’un cégep au Québec). L’ensemble des enquêtes a fourni des renseignements considérables sur la vie familiale, la religion et le bien-être. » (p. 7)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« La religion et la spiritualité ont toujours une grande importance pour les Canadiens. Quelque huit Canadiens sur dix continuent de s’identifier à des traditions religieuses, tandis que plus de sept sur dix affirment que la religion et/ou la spiritualité sont importantes pour eux. La valorisation de la religion et de la spiritualité est parfois accompagnée d’un engagement actif au sein de groupes religieux, mais souvent les personnes qui valorisent uniquement la spiritualité ne participent à aucun groupe.
La propension à s’identifier à des groupes religieux, à participer à des services religieux et à valoriser la religion et la spiritualité a peu de chose à voir avec l’état civil, sauf pour les personnes n’ayant jamais été mariées. Pourtant, même dans ce cas, l’histoire ne finit pas là : la moitié des personnes jamais mariées valorise déjà la spiritualité, et selon les conclusions, il semble que bon nombre de personnes faisant partie de cette catégorie comprenant un nombre disproportionné de jeunes se marieront un jour, auront des enfants, renoueront avec les groupes religieux de leurs parents, et à des degrés différents, deviendront plus engagés sur le plan religieux et plus enclins à valoriser la religion.
Au cours des trente dernières années, les principaux groupes religieux du Canada ont tous constaté la diversification conjugale parmi les membres de leurs congrégations. Une proportion accrue de personnes mariées, divorcées, séparées et vivant en union libre s’identifient à eux et participent à leurs activités. Bien entendu, la hausse enregistrée chez ces individus comprend également leurs enfants.
En bout de ligne, la religion et la spiritualité font partie de la vie des Canadiens partout au pays. Les Canadiens qui embrassent tant la religion que la spiritualité se disent exposés aux valeurs qui contribuent à leur valorisation de la vie familiale, peu importe leur état civil ou leur situation au foyer. Dans l’ensemble, ils sont beaucoup plus enclins que les autres à valoriser l’honnêteté, la compassion et l’engagement communautaire. Qui plus est, les Canadiens qui accordent une valeur particulière à la spiritualité sinon à la religion, semblent être prédisposés en tant que groupe à valoriser la famille et les caractéristiques reliées à la courtoisie, et ce plus que les personnes qui ne valorisent ni la religion ni la spiritualité.
De toute évidence, il y a d’autres sources de valorisation de la vie familiale et de la courtoisie, et un grand nombre de personnes qui n’embrassent pas particulièrement la religion ou la spiritualité accordent de l’importance à ces aspects de la vie. Mais la religion et la spiritualité semblent encore jouer un rôle majeur à cet égard. » (p. 11)