Identification des besoins des parents dont les adolescents présentent des problèmes de violence à l’école La Source

Identification des besoins des parents dont les adolescents présentent des problèmes de violence à l’école La Source

Identification des besoins des parents dont les adolescents présentent des problèmes de violence à l’école La Source

Identification des besoins des parents dont les adolescents présentent des problèmes de violence à l’école La Sources

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Référence bibliographique [4966]

Champagne, Diane, Rousseau, Céline, Régie régionale de la santé et des services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue. Direction de la santé publique et Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. 2003. Identification des besoins des parents dont les adolescents présentent des problèmes de violence à l’école La Source. Rouyn-Noranda (Québec): Régie régionale de la santé et des services sociaux Abitibi-Témiscamingue, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Connaître le point de vue des parents concernant leurs besoins au regard des comportements violents de leurs enfants et la possibilité de leur offrir un appui direct ainsi qu’à leurs adolescents. » (p. 189)

Questions/Hypothèses :
« Faire émerger les besoins des parents à partir de leur vision de la violence et du vécu avec leur enfant et avec l’école. » (p. 69)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Onze parents d’élèves du premier cycle du secondaire de l’école La Source de Rouyn-Noranda durant l’année 2002-2003, ayant présenté ou présentant des problèmes de violence à l’école et qui ont nécessité un processus d’intervention impliquant les parents.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« La violence est un sujet délicat et il n’était pas facile pour les parents de se confier sur ce type de vécu. Pour contrer la violence, il doit y avoir reconnaissance et acceptation de cette problématique par les différents acteurs. Parmi les manifestations de violence observées, les parents sont certes préoccupés par la violence individuelle, mais la violence de gang et les ravages qu’elle cause les préoccupent davantage. Ces témoignages révèlent un contenu riche, mais c’est aussi un cri d’alarme pour plusieurs d’entre eux qui sont à bout de ressources. Même si la violence n’est plus considérée comme un sujet tabou, peut-on se demander jusqu’à quel point? La réalité est tout autre quand nos enfants sont touchés ou que nous le sommes nous-mêmes. La compréhension de la violence varie selon l’angle d’observation, selon la personne qui la définit, selon la personne qui la vit ou qui la fait vivre et selon le contexte dans lequel elle s’inscrit. C’est pourquoi les parents et l’école n’ont pas toujours une vision concertée concernant la situation de violence dans laquelle l’enfant est impliqué. Certains parents nient, minimisent ou justifient les manifestations de violence exercées par leurs enfants, d’autres agissent, interviennent et collaborent avec l’école. » (p. 192)
« Les pistes de solutions et les recommandations forment une toile de fond où l’élève, l’école et les parents ont la possibilité, chacun à leur façon, d’agir sur la problématique de violence, qu’elle soit subie ou exercée. Cela requiert un meilleur échange d’information sur le vécu de l’enfant à l’école et exige aussi une plus grande diffusion des services d’aide par l’école et dans les réseaux publics et privés. Lors des rencontres, il est important que l’école détecte les problèmes sous-jacents aux comportements manifestés; que les agresseurs, victimes, parents soient entendus sans jugement, et que le parent soit informé de l’évolution de la situation conflictuelle. Qu’une procédure à suivre soit établie pour chaque type de comportement (dérangeant ou violent). Il serait aussi important de créer d’autres méthodes de fonctionnement que les mesures restrictives et les sanctions. Par exemple, la création de groupes d’entraide, puisqu’elle serait génératrice de changements positifs. Que les élèves et les parents aient un droit d’expression et de négociation sur les sanctions ou les mesures restrictives émises par l’école et que tous les intervenants impliqués dans un dossier puissent renseigner les parents sur la situation en cours. Que les différents intervenants scolaires reçoivent une formation pour intervenir lors de situations conflictuelles. Afin d’amoindrir les manifestations de violence, la sensibilisation et la prévention demeurent un atout à utiliser que ce soit au niveau du personnel de l’école, des élèves ou des parents. » (p. 196)