Comportement et rendement scolaire au début du primaire : les attributions causales et d’intentions, des processus en jeu?

Comportement et rendement scolaire au début du primaire : les attributions causales et d’intentions, des processus en jeu?

Comportement et rendement scolaire au début du primaire : les attributions causales et d’intentions, des processus en jeu?

Comportement et rendement scolaire au début du primaire : les attributions causales et d’intentions, des processus en jeu?s

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Référence bibliographique [4959]

Charbonneau, Marie-Josée. 2003. «Comportement et rendement scolaire au début du primaire : les attributions causales et d’intentions, des processus en jeu?». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université de Montréal, École de psychoéducation.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’objectif que poursuit notre étude consiste à vérifier l’effet médiateur des attributions (causales et d’intentions) entre le comportement d’enfants au premier cycle du primaire (anxieux/retrait et agressivité) et leur rendement scolaire. » (p. 106)

Questions/Hypothèses :
« [...] [P]lus les comportements anxieux/retirés ou agressifs seraient élevés chez un enfant, plus son rendement scolaire serait faible.
[...] [P]lus un enfant manifesterait des comportements anxieux/retirés, plus il aurait tendance à expliquer les situations de succès par des facteurs externes et les situations d’échec par des facteurs internes.
[...] [P]lus un enfant manifesterait des comportements agressifs, plus il aurait tendance à présenter une perception sociale irréaliste/négative.
[...] [P]lus un enfant aurait tendance à faire des attributions internes lors de situations d’échec, plus son rendement scolaire serait faible.
[...] [P]lus un enfant aurait tendance à présenter une perception sociale irréaliste/négative, soit attribuer une intention hostile lors de situations non hostiles ou ambiguës et une intention non hostile lors de situations hostiles, plus son rendement scolaire serait faible.
[...] [L]e fait d’attribuer les situations de succès à des facteurs externes expliquerait le lien négatif entre les comportements anxieux/retirés et le rendement scolaire. Le fait d’attribuer les situations d’échec à des facteurs internes expliquerait aussi le lien négatif entre ces deux variables.
Concernant les attributions d’intentions, la tendance à démontrer une perception sociale irréaliste/négative (v.m.) devrait jouer un rôle médiateur entre les comportements agressifs (v.i.) et le rendement scolaire (v.d.). En effet, la tendance à attribuer des intentions hostiles lors de situations non hostiles ou ambiguës et une intention non hostile lors de situations hostiles expliquerait le lien négatif entre les comportements agressifs et le rendement scolaire. » (pp. 108-112)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
158 enfants, dont 71 garçons et 87 filles

Instruments :
- Questionnaire d’informations générales;
- Échelle du vocabulaire en images Peabody (ÉVIP), une adaptation canadienne-française du Peabody Picture Vocabulary Test (PPVT-R; Dunn, Thériault-Whalen & Dunn, 1993);
- Le bulletin scolaire des enfants;
- Questionnaire d’évaluation des comportements sociaux (QECS; Tremblay, Desmarais-Gervais, Gagnon & Charlebois, 1987);
- Le modèle attributionnel de la motivation et des émotions de Weiner (1985);
- Tâche de perception sociale développée par Suess, Grossmann et Sroufe (1992).

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« L’objectif de cette étude consiste à vérifier le rôle médiateur des attributions (causales et d’intentions) entre les comportements anxieux/retirés d’une part, et les comportements agressifs d’autre part, et le rendement scolaire d’enfants du premier cycle du primaire. Dans un premier temps, les relations entre les différentes variables sont examinées. Puis, les effets médiateurs des attributions causales et d’intentions entre le comportement et le rendement scolaire sont vérifiés, en contrôlant l’influence de certaines caractéristiques individuelles et familiales.
Cent cinquante-huit enfants composent l’échantillon, soit 87 filles et 71 garçons. La collecte de données a été effectuée en trois étapes. Lorsque les enfants étaient en maternelle, les caractéristiques familiales ont été recueillies. Le comportement et les habiletés intellectuelles des enfants ont été évalués en première année du primaire. Les attributions causales et d’intentions ont été mesurées alors que les enfants étaient en deuxième année. Le rendement scolaire à la fin de la première année et à la fin de la deuxième année a été obtenu à l’aide du bulletin scolaire des enfants.
Les résultats montrent que, parmi l’échantillon total, plus les comportements anxieux/retirés en première année sont élevés, plus le rendement scolaire en deuxième année est faible. En outre, plus les comportements agressifs en première année sont élevés, plus le rendement scolaire en deuxième année est faible. Considérant les filles seulement, ces deux relations sont aussi observées. Chez les garçons, la relation est significative uniquement en ce qui concerne les comportements agressifs. En lien avec les attributions, plus les comportements agressifs sont élevés chez les filles, plus elles ont tendance à manifester une perception sociale irréaliste/négative. Par ailleurs, plus les filles ont tendance à manifester ce type de perception sociale, plus leur rendement scolaire est faible. Les autres associations entre les variables à l’étude se sont avérées non significatives. Une analyse de régression linéaire multiple a été effectuée pour vérifier un seul effet médiateur, soit celui des attributions d’intentions entre les comportements agressifs chez les filles et leur rendement scolaire. L’hypothèse n’a pas été confirmée. Enfin, les implications possibles de cette étude quant aux recherches et interventions futures sont exposées. » (p. iv)