Relations entre la différenciation du soi, la triangulation intergénérationnelle et l’ajustement dyadique des femmes vivant la transition à la parentalité

Relations entre la différenciation du soi, la triangulation intergénérationnelle et l’ajustement dyadique des femmes vivant la transition à la parentalité

Relations entre la différenciation du soi, la triangulation intergénérationnelle et l’ajustement dyadique des femmes vivant la transition à la parentalité

Relations entre la différenciation du soi, la triangulation intergénérationnelle et l’ajustement dyadique des femmes vivant la transition à la parentalités

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Référence bibliographique [4919]

Cyr, Caroline. 2003. «Relations entre la différenciation du soi, la triangulation intergénérationnelle et l’ajustement dyadique des femmes vivant la transition à la parentalité». Mémoire de maîtrise, Chicoutimi (Québec), Université du Québec à Chicoutimi et Université du Québec à Trois-Rivières, Département de psychologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Le premier objectif de cette recherche est donc d’examiner la perception de l’ajustement conjugal de femmes vivant la transition à la parentalité et celle de femmes sans enfant. Le second objectif est de mettre en lumière le rôle de la différenciation du soi et de la triangulation intergénérationnelle dans la perception de l’ajustement conjugale des femmes. Enfin, cette recherche amorce un questionnement concernant le possible effet de la parentalité sur les variables intergénérationnelles que sont la différenciation du soi et la triangulation. » (Sommaire)
Questions/Hypothèses :
« 1. La perception de l’ajustement dyadique sera différente chez les femmes vivant la transition à la parentalité et les femmes sans enfant.
2. La différenciation du soi, telle que mesurée par l’échelle d’autorité personnelle (PAFS-Q), sera positivement corrélée à la perception de l’ajustement dyadique des femmes.
3. La triangulation intergénérationnelle sera négativement corrélée à la perception de l’ajustement dyadique des femmes. » (p. 53)
«Est-ce que la transition à la parentalité est une situation développementale qui revêt un potentiel positif de différenciation du soi et peut être considérée comme un intermédiaire entre les variables intergénérationnelles et la perception de l’ajustement de l’ajustement dyadique chez les femmes? » (p. 53)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« L’échantillon regroupe 98 femmes volontaires distribuées en deux groupes équivalents. Le groupe cible est constitué de 49 femmes mères d’un seul enfant âgé de trois ans tandis que le groupe de comparaison rassemble 49 femmes sans enfant. Toutes les femmes vivent en couple depuis au moins un an. » (Sommaire)

Instruments :
- Questionnaire sur l’Autorité Personnelle dans le Système Familial (Bray et al., 1984b)
- L’Échelle d’Ajustement Dyadique (Spanier, 1976)
Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Cette recherche s’intéresse à la qualité de la relation conjugale, plus particulièrement à la perception de l’ajustement conjugal des femmes, dans le contexte de la transition à la parentalité. Bien qu’une majorité de chercheurs ait identifié un déclin de la qualité de la relation conjugale chez les nouveaux parents, la recension des écrits révèle la présence de divergences à ce sujet (Demo & Cox, 2000). [...]
Enfin, les résultats obtenus à partir des différentes analyses ne permettent pas de relever des différences entre les groupes au niveau de l’ajustement dyadique. Ces résultats permettent ainsi de nuancer la position d’une majorité de chercheurs pour qui la transition à la parentalité entraîne des effets négatifs sur la qualité de la relation conjugale. Malgré les divers bouleversements qu’elle occasionne, la transition à la parentalité n’affecterait donc pas systématiquement la perception de l’ajustement conjugal des femmes. Par ailleurs, les liens attendus entre la différenciation du soi, la triangulation intergénérationnelle et l’ajustement dyadique ne s’avèrent pas significatifs. Ainsi, il semblerait que les variables entretiennent un rapport beaucoup plus complexe que la linéarité du modèle ne le suggère. De plus, qu’elles vivent ou non la transition à la parentalité, les femmes ne différeraient pas entre elles sur les variables intergénérationnelles à l’étude. La discussion soulève entre autres les difficultés d’opérationnalisation des concepts de différenciation du soi et de triangulation, ainsi que le fait que lorsqu’il s’agit d’une population dite normale, ces phénomènes ne ressortiraient pas de manière évidente. » (Sommaire)