Difficultés vécues et stratégies de résolutions de problèmes : une comparaison entre pères et mères de familles monoparentales

Difficultés vécues et stratégies de résolutions de problèmes : une comparaison entre pères et mères de familles monoparentales

Difficultés vécues et stratégies de résolutions de problèmes : une comparaison entre pères et mères de familles monoparentales

Difficultés vécues et stratégies de résolutions de problèmes : une comparaison entre pères et mères de familles monoparentaless

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Référence bibliographique [4893]

Devault, Annie. 2003. «Difficultés vécues et stratégies de résolutions de problèmes : une comparaison entre pères et mères de familles monoparentales». Dans L’enfant dans le lien social. Les perspectives de la psychologie du développement , sous la dir. de Myriam de Leonardis, Rouyer, Véronique, Fechant-Pitavy, Hélène, Zaouche-Gaudron, Chantal et Preteur, Yves, p. 30-34. Paris: Eres.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :.
« Cette étude compare les difficultés vécues et les stratégies de résolution de problème utilisées par un groupe de vingt-cinq mères et un groupe de vingt-quatre pères. » (p. 30)

2. Méthode



Échantillon/Matériau :
Un groupe de 25 mères et un autre de 25 pères chefs de familles monoparentales.

Instruments :
- un questionnaire sociodémographique;
- un guide d’entretien.
Type de traitement des données :
Analyse de contenu et analyse statistique

3. Résumé


« Les familles monoparentales sont de plus en plus nombreuses. Même si, le plus souvent, ce sont les mères qui sont à la tête de ce type de famille, l’augmentation des familles monoparentales patricentriques est notable, à tout le moins au Québec (Lapierre-Adamcyk, 2001). Malgré cela, la description de la spécificité des difficultés vécues par les pères, comparés aux mères, reste assez rare dans la littérature scientifique. Par ailleurs, si on reconnaît les effets bénéfiques du soutien social sur l’adaptation, on sait aussi que, en général, les femmes mobilisent davantage leur entourage pour obtenir de l’aide que ne le font les hommes. Le plus souvent, on évoque la socialisation différentielle des hommes et des femmes pour expliquer cet écart (Gottlieb et Selby, 1989). Les hommes sont généralement socialisés à être autosuffisants alors qu’on favorise, chez les femmes, le développement d’habiletés interpersonnelles qui impliquent le partage d’émotions. Ainsi, les valeurs masculines traditionnelles auraient un effet inhibiteur sur le processus de soutien social. Cependant, les hommes et les femmes peuvent s’identifier à ces stéréotypes à des degrés divers. Ainsi, certaines femmes affichent davantage de comportements et d’attitudes qui relèvent du registre dit masculin alors que des hommes démontrent plus d’affinité avec les comportements et attitudes traditionnellement associés au rôle féminin. D’autres personnes encore adoptent des manières d’être qui relèvent à la fois des stéréotypes féminins et masculins. On les appelle les androgynes (Bem, 1981). Les pères monoparentaux sont-ils androgynes? Adoptent-ils des attitudes féminines face à l’aide de leur entourage? » (p. 30)