L’enfantement dans un Québec moderne : générations, mémoires, histoire

L’enfantement dans un Québec moderne : générations, mémoires, histoire

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L’enfantement dans un Québec moderne : générations, mémoires, histoires

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Référence bibliographique [484]

Rivard, Andrée. 2010. «L’enfantement dans un Québec moderne : générations, mémoires, histoire». Thèse de doctorat, Québec, Université Laval, Département d’histoire.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Cette recherche explore la façon dont les mères ont vécu l’enfantement dans le contexte d’un Québec qui se modernise durant la seconde moitié du XXe siècle. » (p. i)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« Nous avons d’abord examiné une sélection de sources officielles pertinentes, émanant des gouvernements provincial et fédéral, d’hôpitaux, ainsi que d’organismes paragouvernementaux ou internationaux : des rapports, des annuaires, des statistiques officielles, des politiques, des études et des analyses diverses. Nous avons également mis à profit une sélection d’articles de journaux et de revues destinés pour la plupart au grand public. […] Nous avons également effectué le dépouillement complet d’une collection d’ouvrages publiés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’en 1989. […] La section portant sur l’expérience des femmes ayant accouché au Centre psychoprophylactique d’accouchement sans douleur (CPPASD) de Québec repose quant à elle sur les archives personnelles de l’infirmière Claire Thibault. […] Enfin, une série d’entrevues viennent compléter la documentation manuscrite et imprimée contenue dans le fonds privé de Claire Thibault. » (134-7)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« L’intensification de la médicalisation de la naissance a radicalement transformé l’expérience séculaire de la mise au monde. En 1950, la majorité des enfantements se déroulent sous anesthésie, selon le modèle de l’accouchement dirigé, dans le cadre de l’hôpital industrialisé. Ce modèle unique est appliqué à pratiquement toutes les Québécoises dès le début de la décennie 1960. Par ailleurs, l’esprit réformiste de la Révolution tranquille favorise la mainmise de l’État et de sa bureaucratie sur l’enfantement à partir des années 1970. La naissance est dès lors dominée par un appareil médico-étatique qui la gère à sa façon, selon des principes de rationalisation. [...] [U]ne observation du point de vue des femmes elles-mêmes permet de voir émerger de nouvelles sensibilités autour de la naissance. Cette mutation offre un terreau favorable à une affirmation féminine sans précédent au Québec durant les années 1970 et 1980 exigeant une humanisation de la naissance. […] Ils montrent également la montée de la subjectivation féminine. Dans la recherche contemporaine de nouveaux équilibres, nous avons observé, à l’instar des travaux d’Alain Touraine, le rôle déterminant joué par les femmes dans l’élaboration d’une modernité qui s’achemine vers un meilleur accomplissement, grâce à un équilibrage plus symétrique entre ses principes fondateurs, la défense du sujet personnel et une action rationnelle qui, d’instrument privilégié de la liberté humaine, avait évolué en bras de pouvoir bureaucratique et technocratique. » (p. i)