Fous, prodigues et ivrognes : internormativité et déviance à Montréal au 19e siècle

Fous, prodigues et ivrognes : internormativité et déviance à Montréal au 19e siècle

Fous, prodigues et ivrognes : internormativité et déviance à Montréal au 19e siècle

Fous, prodigues et ivrognes : internormativité et déviance à Montréal au 19e siècles

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Référence bibliographique [4654]

Nootens, Thierry. 2003. «Fous, prodigues et ivrognes : internormativité et déviance à Montréal au 19e siècle». Thèse de doctorat, Montréal, Université du Québec à Montréal, Département d’histoire.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Cette recherche porte sur l’expérience et la prise en charge de trois déviances à Montréal au 19e siècle : la folie, la prodigalité et l’ivrognerie. Ces problèmes concernaient plusieurs acteurs : les individus considérés déviants eux-mêmes, leurs familles, l’appareil judiciaire, la médecine et les institutions d’enfermement. […] Les relations entre les divers acteurs sociaux impliqués peuvent être interprétées comme des contacts réunissant différentes normes (normes familiales et sociales, juridiques, médicales et asilaires) : c’est là une problématique d’internormativité. » (p. viii)

Questions/Hypothèses :
« Comment la déviance est-elle vécue à Montréal au 19e siècle et de quelle façon toutes les parties impliquées, des parents et amis aux institutions asilaires, participent-elle à la résolution, nécessairement imparfaite, de ce problème? Plus précisément, quels sont les interactions et les rapports de pouvoir à l’œuvre dans la régulation des déviances? » (p. 4)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« La démonstration s’appuie sur plusieurs centaines de dossiers d’interdiction relatifs à des habitants de Montréal, ainsi que sur la reconstitution détaillée de trajectoires individuelles et familiales marquées par la déviance et les conflits qui, souvent, l’accompagnaient. » (p. viii)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Les différentes interactions qui font la trame de ces trajectoires déviantes sont successivement analysées. Certaines conduites ou désordres ont parfois un impact très important sur le fonctionnement des familles montréalaises du 19e siècle. Vivant dans un milieu marqué par le risque et une incertitude structurelle, elles doivent réagir de multiples façons pour préserver biens, revenus, statuts et honorabilité. La déviance d’un proche perturbe souvent la régularité que les habitants de Montréal tentent d’imprimer au quotidien, les plans échafaudés pour le futur. Premières victimes du dérèglement des conduites, responsables, tant bien que mal, du soin des individus et de leur contrôle, les familles n’en exercent pas moins un pouvoir important de réponse à l’anormalité, notamment au moyen de l’activation d’institutions comme le droit d’asile. » (p. viii)