Étude exploratoire sur les pratiques éducatives et les attributions de parents adoptifs et sur l’ajustement de leur fillette chinoise âgée de deux à trois ans et comparaisons avec un groupe contrôle de familles biologiques

Étude exploratoire sur les pratiques éducatives et les attributions de parents adoptifs et sur l’ajustement de leur fillette chinoise âgée de deux à trois ans et comparaisons avec un groupe contrôle de familles biologiques

Étude exploratoire sur les pratiques éducatives et les attributions de parents adoptifs et sur l’ajustement de leur fillette chinoise âgée de deux à trois ans et comparaisons avec un groupe contrôle de familles biologiques

Étude exploratoire sur les pratiques éducatives et les attributions de parents adoptifs et sur l’ajustement de leur fillette chinoise âgée de deux à trois ans et comparaisons avec un groupe contrôle de familles biologiquess

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Référence bibliographique [4613]

Poirier, Marie-Claude. 2003. «Étude exploratoire sur les pratiques éducatives et les attributions de parents adoptifs et sur l’ajustement de leur fillette chinoise âgée de deux à trois ans et comparaisons avec un groupe contrôle de familles biologiques». Montréal, Université de Montréal, Département de psychologie.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« La présente recherche, de nature exploratoire, a donc été effectuée dans le but d’étudier les risques de développer des problèmes d’ajustement auxquels les jeunes enfants adoptés sont exposés. Jusqu’à maintenant, peu d’études ont examiné de façon spécifique la dynamique des familles adoptives pendant la période de la jeune enfance de leur enfant adopté. Cette étude visait à explorer dans quelle mesure les pratiques éducatives et les attributions émises par des parents peuvent agir comme précurseurs dans le développement de problèmes chez l’enfant adopté. » (p. iii)

Questions/Hypothèses :
« Spécifiquement, la recherche vise à répondre aux questions suivantes : 1) À quoi les parents adoptifs et biologiques attribuent-ils les comportements de leur jeune enfant? Est-ce que la fréquence d’attributions positives et négatives diffère entre les deux groupes? 2) Est-ce que les pratiques éducatives (c’est-à-dire de style structurant, autocratique et permissif) des parents adoptifs diffèrent de celles des parents biologiques? 3) Y a-t-il une différence entre les enfants adoptés et biologiques au plan des problèmes comportementaux et émotionnels? et 4) Y a-t-il des liens significatifs entre les attributions et les réactions des parents face aux comportements de leur enfant, leurs pratiques éducatives et les problèmes perçus chez l’enfant? » (p. 38)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« L’échantillon était constitué de 17 couples (père et mère) ayant une fille âgée de deux à trois ans, native de Chine et adoptée avant l’âge d’un an, et de 17 couples ayant une fille biologique âgée également de deux à trois ans. » (p. iii)

Instruments :
- Child Behavior Checklist/2-3- (CBCL/2-3: Achenbach, 1992);
- Block Child Rearing Practices Report (CRPR; Block, 1965);
- Parenting Scale (PS; Armold, O’Leary, Wolff, & Acker, 1993);
- Questionnaire évaluant les attributions parentales des comportements de l’enfant.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Plusieurs chercheurs rapportent que les enfants et les adolescents adoptés sont plus à risque de développer des problèmes d’ajustement que les enfants qui vivent au sein de leur famille biologique. La recherche réalisée avec des échantillons cliniques démontre que les adoptés sont surreprésentés dans les centres internes et externes de santé mentale. Bien que seulement une minorité des individus adoptés dans la population générale présentent des symptômes cliniquement significatifs, les enfants et les adolescents adoptés ont, selon les études effectuées avec des échantillons non cliniques, plus de problèmes comportementaux, émotionnels, sociaux et académiques que les jeunes issus de familles biologiques. À ce jour les causes de l’incidence plus élevée des problèmes d’ajustement chez les individus adoptés demeurent largement inconnues. [...] Les résultats ont montré que les parents adoptifs ne sont pas différents des couples biologiques en ce qui a trait à leurs pratiques éducatives de style structurant, permissif ou autocratique. Pour ce qui est des attributions qu’ils font, les parents adoptifs étaient sujets à un biais attributionnel positif à l’égard des comportements positifs et négatifs de leur enfant. Les pères biologiques attribuaient plus souvent que les pères adoptifs la cause des comportements positifs de leur fille à la personnalité (cause interne) de celle-ci plutôt qu’à une cause externe. De plus, comparés aux parents biologiques, les parents adoptifs avaient des réactions émotionnelles plus négatives face aux comportements négatifs de leur enfant. Les analyses corrélationnelles ont fait ressortir peu de liens significatifs entre les attributions et les réactions des parents face aux comportements négatifs de leur enfant, et les pratiques éducatives. En ce qui a trait à l’ajustement de l’enfant, ce sont les parents biologiques qui percevaient plus de problèmes de comportement chez leur fille que les parents adoptifs. En somme, les résultats de cette étude n’indiquent pas que les pratiques éducatives et les attributions des parents adoptifs de fillettes chinoises âgées de deux à trois ans agissent comme précurseurs de problèmes qui pourraient se développer ultérieurement chez leur enfant. De même, les fillettes adoptées paraissaient légèrement mieux ajustées que les filles issues de familles biologiques. » (pp. iii-iv)