Analyse, sous l’angle de l’approche féministe, d’une pratique visant à développer l’estime de soi chez des enfants âgés de six à douze ans

Analyse, sous l’angle de l’approche féministe, d’une pratique visant à développer l’estime de soi chez des enfants âgés de six à douze ans

Analyse, sous l’angle de l’approche féministe, d’une pratique visant à développer l’estime de soi chez des enfants âgés de six à douze ans

Analyse, sous l’angle de l’approche féministe, d’une pratique visant à développer l’estime de soi chez des enfants âgés de six à douze anss

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Référence bibliographique [4566]

Roy, Annie. 2003. «Analyse, sous l’angle de l’approche féministe, d’une pratique visant à développer l’estime de soi chez des enfants âgés de six à douze ans». Essai de maîtrise, Sherbrooke, Université de Sherbrooke, Département de service social.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Dans cet essai, je m’attarderai à définir l’approche féministe. Je m’intéresserai également, en regard du potentiel de développement de l’estime de soi, aux applications possibles de cette approche en intervention. Afin de bien ancrer l’exposé dans la pratique, la problématique des enfants de la séparation servira de toile de fond à la discussion. Plus précisément, je ferai référence à une pratique d’intervention développée pour les enfants âgés de six à douze ans qui ont connu la séparation des parents et qui présentent, selon les parents, des difficultés au niveau de leur estime de soi se traduisant par des difficultés au niveau de leurs aptitudes sociales (agressivité ou retrait social). » (p. 4)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Trois filles et six garçons, âgés de six à douze ans, issus d’une famille monoparentale membre du RAME

Type de traitement des données :
Essai

3. Résumé


« Cet essai tente de montrer que l’application de l’approche féministe en intervention favorise en elle-même le développement de l’estime de soi de la personne aidée. Il expose plus spécifiquement les valeurs véhiculées par ce type d’intervention. Afin de bien ancrer l’exposé dans la réalité de l’intervention, une pratique visant à favoriser le développement de l’estime de soi par la socialisation chez les enfants âgés de six à douze ans sert de toile de fond à la réflexion.
La première partie de l’exposé met en lumière le cheminement parcouru pour en arriver à la création d’ateliers de croissance et de socialisation pour les enfants de même que les composantes de cette pratique. La seconde partie présente les origines du mouvement féministe de même que celles de l’approche féministe qui montrent que l’application de cette approche en elle-même favorise le développement de l’estime de soi. En quatrième partie, les similarités et les différences existantes entre l’approche féministe et la pratique développée sont énoncées. Finalement, le potentiel de développement de la pratique d’intervention initiale découlant de l’analyse de l’approche féministe est formulé.
Cette analyse permet de constater que la pratique développée lors des ateliers de croissance et de socialisation présente une ouverture à l’égard de l’approche féministe, notamment grâce aux valeurs d’intervention véhiculées de même que le type de relation établie avec les enfants. Toutefois, certains aspects majeurs de cette approche ne se retrouvent pas à l’intérieur de la pratique développée: la conscientisation collective et la non différenciation des sexes. Cependant, ces différences entre la pratique développée et l’approche féministe étaient inévitables puisque cette approche ne constituait pas une approche théorique de base à la création des ateliers.
Considérant que l’approche féministe semble être une approche propice au développement de l’estime de soi, il serait donc préférable d’y avoir recours comme base théorique à la pratique lors d’applications ultérieures. À mon avis, les ateliers de croissance et de socialisation n’auraient que plus d’impact. Cependant, malgré que ce potentiel de développement de la pratique soit très intéressant, à la suite de la considération des différents aspects de l’approche féministe, la non différenciation des sexes lors de l’intervention demeure un élément à repenser. Donc, d’importantes modifications devraient être apportées à l’intervention visant le développement de l’estime de soi des enfants âgés de six à douze ans. » (p. III)