Étude sur l’incidence et les caractéristiques des situations d’abus, de négligence, d’abandon et de troubles de comportement sérieux signalées à la Direction de la protection de la jeunesse au Québec

Étude sur l’incidence et les caractéristiques des situations d’abus, de négligence, d’abandon et de troubles de comportement sérieux signalées à la Direction de la protection de la jeunesse au Québec

Étude sur l’incidence et les caractéristiques des situations d’abus, de négligence, d’abandon et de troubles de comportement sérieux signalées à la Direction de la protection de la jeunesse au Québec

Étude sur l’incidence et les caractéristiques des situations d’abus, de négligence, d’abandon et de troubles de comportement sérieux signalées à la Direction de la protection de la jeunesse au Québecs

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Référence bibliographique [4513]

Tourigny, Marc, Mayer, Micheline, Wright, John, Lavergne, Chantal, Trocmé, Nico, Hélie, Sonia, Bouchard, Camil, Chamberland, Claire, Cloutier, Richard, Jacob, Marie, Boucher, Joane et Larrivée, Marie-Claude. 2003. Étude sur l’incidence et les caractéristiques des situations d’abus, de négligence, d’abandon et de troubles de comportement sérieux signalées à la Direction de la protection de la jeunesse au Québec. Montréal: Centre de liaison sur l’intervention et la prévention psychosociales (CLIPP).

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’ÉIQ a été développée dans le but d’atteindre quatre objectifs : 1) estimer les taux d’enfants signalés à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) en fonction des diverses formes de mauvais traitements et de troubles de comportement sérieux; 2) documenter la nature et la gravité des problématiques signalées; 3) décrire les caractéristiques des clientèles et 4) décrire le cheminement des signalements à partir de leur réception à la DPJ ainsi que les différents services déployés par la suite. » (p. 6)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« L’ÉIQ a été réalisée à partir des signalements reçus par les DPJ entre le 1er octobre et le 31 décembre 1998. Au total, 16 des 19 Centres jeunesse du Québec ont participé à l’enquête en documentant les signalements reçus relativement à des cas de mauvais traitements envers les enfants ou de troubles de comportement sérieux. Au total, environ 10 000 signalements (9 790) ont ainsi été analysés; parmi ceux-ci, 49,6% n’ont pas été retenus et 50,4% ont été retenus pour fin d’évaluation. » (pp. 7-8)

Instruments :
- Formulaire de Réception et traitement des signalements/Urgence sociale (RTS/US);
- Formulaire Évaluation/Orientation (É/O).

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« L’ÉIQ s’avère avant tout une étude descriptive : elle vise davantage à dresser un tableau des signalements déposés aux services de protection du Québec qu’à expliquer le phénomène des mauvais traitements envers les enfants ou à identifier des facteurs de risque. » (p. 2) « En somme, l’ÉIQ [permet de] documenter les signalements non retenus comme les retenus, celui de considérer les troubles de comportements et celui de pouvoir documenter jusqu’à trois formes de problématique par signalement. Bien sûr, la possibilité d’établir des comparaisons régionales confère aussi à l’ÉIQ un statut particulier en contexte québécois. La question des différences régionales quant aux taux d’enfants signalés soulève évidemment la question de l’existence de certains facteurs de risque tel que la pauvreté sociale et économique, plus marquée dans certaines régions. En plus d’établir des constats troublants concernant l’incidence des signalements pour mauvais traitements ou troubles de comportement sérieux, l’ÉIQ soulève la présence d’enjeux importants tel que le rôle de la cellule familiale comme détecteur des situations problématiques et celui du milieu scolaire comme partenaire des Centres jeunesse. […] Si l’ÉIQ permet de dresser le tableau de l’ampleur et de la nature des mauvais traitements et des troubles de comportement sérieux signalés à la DPJ et si elle brosse le portrait des familles et des services déployés à la suite d’un signalement, elle soulève également un ensemble de questions qui ne trouveront réponse que dans les analyses complémentaires à venir. » (p. 11)