Conciliation travail-famille : quand les pays dits ''libéraux'' s’en mêlent

Conciliation travail-famille : quand les pays dits ''libéraux'' s’en mêlent

Conciliation travail-famille : quand les pays dits ''libéraux'' s’en mêlent

Conciliation travail-famille : quand les pays dits ''libéraux'' s’en mêlents

| Ajouter

Référence bibliographique [4434]

Beauvais, Caroline et Dufour, Pascale. 2004. «Conciliation travail-famille : quand les pays dits ''libéraux'' s’en mêlent ». Options Politiques / Policy Options, vol. 25, no 3, p. 58-62.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Démontrer, en se basant sur l’expérience novatrice du Québec en ce qui concerne ses politiques familiales, qu’il n’existe pas qu’un seul modèle d’intervention possible pour les États-providence en matière de politiques publiques.

Questions/Hypothèses :
« À la différence du Royaume-Uni et des autres provinces canadiennes, la légitimité des interventions de l’État dans la vie familiale des Québécois est aujourd’hui largement reconnue. Le champ d’intervention auprès des familles est ainsi devenu un terrain privilégié d’innovation politique et la thématique de la conciliation a contribué à des réformes novatrices par rapport à la logique ’historique’ du régime libéral. » (p. 59)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Politiques adoptées par le Canada, le Royaume-Uni et le Québec en matière de conciliation travail-famille.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Dans la littérature comparée, les États-providence libéraux sont connus comme des États peu enclins à intervenir sur le plan social et qui se limitent à suppléer au marché ou aux solidarités privées en cas de défaillance de celles-ci. Toutefois, nous disent les auteures, cette classification cache une réalité plus diverse. L’examen des récentes politiques adoptées par les gouvernements du Royaume-Uni, du Canada et du Québec en matière de réconciliation travail-famille révèle qu’il existe de multiples façons de faire parmi les États-providence libéraux. Ces réformes témoignent même d’un changement significatif d’orientation à l’égard de la famille et montrent que les États libéraux évoluent avec le temps pour répondre à de nouveaux problèmes sociaux. De ce point de vue, les politiques québécoises apparaissent particulièrement innovantes, marquant une rupture profonde par rapport à la logique historique du régime libéral. Mais concluent-elles [les auteures], le caractère unique de la politique québécoise constitue aussi sa principale fragilité. » (p. 58)