Décision d’avorter et déterminants des avortements clandestins chez les jeunes de Yaoundé. Communication préparée pour présentation à la Chaire Quetelet 2004, Santé de la reproduction au Nord et au Sud : de la connaissance à l’action, 17-20 novembre 2004. Louvain-la-Neuve, Belgique

Décision d’avorter et déterminants des avortements clandestins chez les jeunes de Yaoundé. Communication préparée pour présentation à la Chaire Quetelet 2004, Santé de la reproduction au Nord et au Sud : de la connaissance à l’action, 17-20 novembre 2004. Louvain-la-Neuve, Belgique

Décision d’avorter et déterminants des avortements clandestins chez les jeunes de Yaoundé. Communication préparée pour présentation à la Chaire Quetelet 2004, Santé de la reproduction au Nord et au Sud : de la connaissance à l’action, 17-20 novembre 2004. Louvain-la-Neuve, Belgique

Décision d’avorter et déterminants des avortements clandestins chez les jeunes de Yaoundé. Communication préparée pour présentation à la Chaire Quetelet 2004, Santé de la reproduction au Nord et au Sud : de la connaissance à l’action, 17-20 novembre 2004. Louvain-la-Neuve, Belgiques

| Ajouter

Référence bibliographique [4395]

Calvès, Anne-Emmanuèle. 2004. Décision d’avorter et déterminants des avortements clandestins chez les jeunes de Yaoundé. Communication préparée pour présentation à la Chaire Quetelet 2004, Santé de la reproduction au Nord et au Sud : de la connaissance à l’action, 17-20 novembre 2004. Louvain-la-Neuve, Belgique. Montréal: Université de Montréal, Département de sociologie.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« À l’aide de données biographiques recueillies auprès de femmes et d’hommes âgés de 20 à 30 ans à Yaoundé, la capitale du Cameroun, cette recherche se penche sur les déterminants du recours à l’avortement provoqué et le processus de prise de décision en matière d’avortement dans ce groupe d’âge. Plus précisément, elle examine l’incidence de l’avortement provoqué chez les adolescentes et les jeunes femmes, les pratiques d’avortement utilisées, l’implication des hommes dans la prise de décision, les raisons qui poussent les jeunes femmes à recourir à l’avortement et leurs partenaires à soutenir cette décision, de même que les facteurs socioéconomiques affectant les probabilités qu’une femme enceinte décide d’avorter. » (pp. 1-2)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« Cette étude se base sur des données d’enquêtes collectées à Yaoundé en 1997 auprès de 384 jeunes hommes et femmes âgés de 20 à 29 ans. L’échantillon est un échantillon aléatoire stratifié représentatif de la ville de Yaoundé. Parmi les 384 enquêtés, 205 étaient de sexe masculin et 179 de sexe féminin, ce qui reflète le rapport de masculinité chez les personnes de 20 à 29 ans qui vivaient à Yaoundé au moment du recensement (55 % d’hommes et 45 % de femmes). » (p. 3)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


Plusieurs résultats importants émergent de la présente étude. Premièrement, la recherche révèle un recours fréquent à l’avortement provoqué chez les adolescentes et jeunes femmes à Yaoundé. Environ un quart des femmes interrogées ont déjà avorté et plus d’un tiers de toutes les grossesses rapportées par les enquêtés ont été interrompues volontairement. Environ la moitié de ces avortements ont eu lieu durant l’adolescence. Dans un contexte où l’utilisation des méthodes contraceptives modernes demeure faible […], l’avortement provoqué semble donc jouer un rôle majeur dans le contrôle de la fécondité des adolescentes et des jeunes adultes.
Cette recherche démontre également que même si l’avortement est illégal au Cameroun, ce sont les médecins et des infirmières qui pratiquent la majorité des avortements provoqués à Yaoundé. Malgré cela, les conditions sanitaires dans lesquelles se déroulent la plupart des avortements demeurent douteuses. Une proportion significative d’avortements sont effectués par des personnes non qualifiées (incluant les femmes elles-mêmes, leurs amis ou les tradi-praticiens) avec des méthodes non médicales. Deuxièmement, les avortements pratiqués par du personnel de la santé ne sont pas toujours effectués avec des techniques médicales et chirurgicales sécuritaires. Enfin, à l’issue de ces avortements, des complications ont été rapportées dans environ un quart des cas et pour environ 40 % des avortements effectués par des personnes non qualifiées. » (p. 14)