Le développement de l’attachement dans le cadre de figure parentale non biologique

Le développement de l’attachement dans le cadre de figure parentale non biologique

Le développement de l’attachement dans le cadre de figure parentale non biologique

Le développement de l’attachement dans le cadre de figure parentale non biologiques

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Référence bibliographique [4379]

Chaume, Aurélie. 2004. «Le développement de l’attachement dans le cadre de figure parentale non biologique». Essai de maîtrise, Québec, Université Laval, Faculté des sciences de l’Éducation.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’objet de notre essai vise à révéler de quelle manière l’attachement sécure peut être assuré à des enfants qui ont des parcours développementaux atypiques, et ce, dès un très jeune âge. » (p. 9)

Questions/Hypothèses :
« Il est fort probable que les processus d’attachement d’enfants se développant dans des conditions atypiques requièrent des exigences supplémentaires. C’est pourquoi on peut se demander : est-ce que les facteurs nécessaires au développement de l’attachement vont être les mêmes lors de développement au sein d’une famille biologique que lors de développement au sein d’une entité substitut? » (p. 8)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Deux cas de figure : les Kibboutz d’Israël et l’adoption domestique et internationale

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« La nature de la relation parent-enfant durant la petite enfance serait, d’après Bowlby (1988), ’un facteur important dans l’établissement de la cohérence du développement individuel de l’enfant’, elle faciliterait l’ajustement au milieu de l’enfance. La littérature concernant les facteurs nécessaires au développement d’attachement sécure est consistante dans des contextes de rapports biologiques. En revanche, en ce qui concerne les rapports non biologiques, la littérature est modeste bien que grandissante. Pourtant, toutes les situations familiales ne permettent pas forcément à l’enfant de grandir au sein de sa propre famille. Et selon certains auteurs, même sans lien biologique, les caractéristiques des relations parents-enfants jouent un rôle significatif parce qu’elles régissent l’adaptation de l’enfant au milieu de l’enfance. De ce fait, il est alors important de savoir quels sont les facteurs permettant de développer un attachement sécure pour les enfants qui doivent cheminer à l’extérieur. Si nous nous sommes intéressés aux facteurs permettant de développer un attachement sécure, c’est parce que ceux-ci sont importants pour l’ajustement de l’enfant ainsi que pour son développement ultérieur. » (p. 8)
« Pour conclure et répondre à notre problématique [...], nous avons étudié et comparé deux contextes différents d’attachement non biologique et examiné avec soin la littérature spécifique à ce sujet.
Nous avons trouvé et déduit qu’en majorité, les facteurs nécessaires au développement de l’attachement restent les mêmes pour des contextes différents. Voici les facteurs communs aux contextes de rapports biologiques et non biologiques apparaissant comme les plus importants d’après notre étude :
- la sensibilité des donneurs de soins
- l’implication du donneur de soins
- la stabilité des figures d’attachement
- la stabilité de l’environnement
- l’absence de privations affectives, d’abus, de négligences, etc.
N’oublions pas que toutes ces sources d’influence de la relation parent-enfant et du lien d’attachement n’agissent pas séparément. Mais concernant l’importance de ces facteurs, tous ne sont pas égaux. Car ce qui ressort de cette étude est, que le développement de l’enfant se fasse dans des contextes de rapports biologiques ou non biologiques, le facteur le plus indispensable au développement de l’attachement reste le même; il se nomme ’la sensibilité maternelle’.
Effectivement, nous avons vu dans la première partie de cette étude que la sensibilité maternelle était, dans la formation de l’attachement parent biologique-enfant, la plus importante. Dans notre seconde partie, suite à la comparaison des deux contextes différents d’attachement non biologique, nous avons également trouvé cette variable comme étant la plus indispensable au développement d’un attachement sécure.
Par cette étude, nous venons conforter l’importance de cette variable dans le développement de l’attachement de l’enfant ainsi que dans son développement ultérieur. Ce travail nous permet également de mettre en évidence l’importance des variables qui, par leur présence dans notre liste parce qu’elles sont communes à tous les contextes étudiés, témoignent de leur influence sur le développement de l’attachement. Toutefois, il faut noter l’existence de facteurs spécifiques, particuliers à certains contextes qui ont également leur rôle dans le développement de l’attachement. Ce rôle apparaît moindre par rapport aux facteurs communs trouvés, même si influents. Concernant cette dernière idée, son raisonnement reste à vérifier, car elle n’est, à l’heure actuelle, qu’une hypothèse. » (pp. 116-117)