Étude comparative de filicides maternels et paternels : facteurs associés et indices comportementaux précurseurs

Étude comparative de filicides maternels et paternels : facteurs associés et indices comportementaux précurseurs

Étude comparative de filicides maternels et paternels : facteurs associés et indices comportementaux précurseurs

Étude comparative de filicides maternels et paternels : facteurs associés et indices comportementaux précurseurss

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Référence bibliographique [4313]

Dubé, Myriam, Hodgins, Sheilagh, Léveillée, Suzanne et Marleau, Jacques D. 2004. «Étude comparative de filicides maternels et paternels : facteurs associés et indices comportementaux précurseurs ». Psychiatrie et Violence, no mars, p. 31-36.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« La présente étude compare les femmes et les hommes filicides sur certains facteurs associés favorisant l’apparition de conditions psychologiques susceptibles de précipiter ce type de passage à l’acte. De plus, la comparaison porte également sur des indices comportementaux laissés par ces derniers à leur entourage avant le geste filicide. » (p. 32)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« L’étude porte sur tous les filicides connus officiellement au Québec, qui ont été commis sur des jeunes âgés de moins de 18 ans entre le 1er janvier 1986 et le 31 mars 1994. Les données ont été recueillies à partir des dossiers du coroner. » (p. 31)
« Les données pour ce projet proviennent d’une cohorte de 75 parents filicides (39 femmes et 36 hommes) ayant tué un enfant ou plus dans la province de Québec. » (p. 32)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« L’objectif de l’étude est d’identifier les facteurs associés et les indices comportementaux précurseurs au filicide en comparant les femmes et les hommes. […] Un pourcentage plus élevé de femmes que d’hommes a tué leur enfant par ’altruisme’ ou parce qu’elles ne les désiraient pas. D’autre part, une plus grande proportion d’hommes a causé la mort de plus d’un enfant et a tenté de tuer leur conjointe pour des motifs de vengeance à l’égard de celle-ci. Aussi, un pourcentage plus élevé d’hommes que de femmes tue leur enfant lors d’un épisode d’abus physiques fatals. Enfin, on constate qu’une proportion plus élevée d’hommes que de femmes ne vivait pas avec leur(s) enfant(s) au moment du passage à l’acte. Par conséquent, ces données suggèrent que la dynamique du filicide s’avère différente selon le sexe des individus. » (p. 31)