Conciliation travail-famille chez des parents d’enfants ou d’adolescents ayant une déficience intellectuelle

Conciliation travail-famille chez des parents d’enfants ou d’adolescents ayant une déficience intellectuelle

Conciliation travail-famille chez des parents d’enfants ou d’adolescents ayant une déficience intellectuelle

Conciliation travail-famille chez des parents d’enfants ou d’adolescents ayant une déficience intellectuelles

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Référence bibliographique [4219]

Lachance, Lise, Richer, Louis, Côté, Alain et Poulin, Jean-Robert. 2004. Conciliation travail-famille chez des parents d’enfants ou d’adolescents ayant une déficience intellectuelle. Chicoutimi (Québec): Université du Québec à Chicoutimi, Département des sciences de l’éducation et de psychologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Ce projet vise à décrire la situation des parents d’un enfant ou d’un adolescent ayant une déficience intellectuelle en regard de la conciliation travail-famille en fonction du niveau d’autonomie fonctionnelle de leur enfant. Il a également pour but d’examiner si du point de vue des parents, les services éducatifs, d’adaptation et de réadaptation respectent leur réalité en regard de leurs rôles de vie. » (p. 16)

Questions/Hypothèses :
« Plus spécifiquement, les objectifs consistent à :
1) examiner à quel point la présence d’un enfant ayant une déficience intellectuelle a une incidence sur la conciliation travail-famille des parents en tenant compte des exigences propres à leur contexte familial et professionnel, de leurs ressources personnelles, informelles et formelles ainsi que du niveau d’autonomie fonctionnelle de leur enfant;
2) comparer la réalité des mères à celle des pères;
3) vérifier si les services éducatifs, d’adaptation et de réadaptation destinés aux enfants ou adolescents ayant une déficience intellectuelle, selon le point de vue des parents, favorisent leur implication et tiennent compte de leur réalité de vie en matière de conciliation travail-famille;
4) formuler des recommandations afin d’adapter les interventions aux responsabilités professionnelles et familiales des parents en tenant compte de leur situation familiale et du niveau d’autonomie fonctionnelle de leur enfant. » (p. 16)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« La population cible est composée de 165 familles dont un enfant, âgé de 6 à 17 ans, reçoit des services du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle (CRDI) du Saguenay–Lac- Saint-Jean. La sélection des familles s’est effectuée de façon aléatoire jusqu’à ce que 78 d’entre elles acceptent de participer. » (p. 21)
Pour la deuxième phase, « un total de 64 familles (N=66 enfants) a accepté de participer alors que 10 ont refusé ». (p. 91)

Instruments :
Première phase : « Les données relatives à la première phase du projet ont été recueillies par le biais d’un questionnaire autoadministré aux parents, ainsi qu’une échelle complétée par les éducateurs spécialisés du centre de réadaptation en déficience intellectuelle. Cette échelle avait pour but d’évaluer les comportements adaptatifs et inadéquats de l’enfant ayant une déficience intellectuelle. » (p. 22)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« L’éducation de l’élève ayant une déficience intellectuelle est [...] susceptible d’occuper une place très importante dans les fonctions exercées par ces parents compte tenu du partenariat nécessaire entre l’école et ces derniers. En outre, plusieurs de ces parents doivent entretenir un partenariat avec les centres de réadaptation en déficience intellectuelle qui jouent un rôle de soutien en matière d’adaptation sociale des personnes ayant une déficience intellectuelle. L’exercice de la fonction éducative peut donc avoir une forte influence sur la conciliation travail-famille des parents d’élèves ayant une déficience intellectuelle. Il convient donc, dans le cadre de cette étude, d’identifier les attentes du milieu scolaire ainsi que des centres de réadaptation en déficience intellectuelle telles que perçues par les parents d’élève ayant une déficience intellectuelle, de décrire les rôles et les responsabilités des parents en matière d’éducation de leur enfant et enfin, de voir dans quelle mesure les milieux d’adaptation/réadaptation tiennent compte de la conciliation travail-famille dans le maintien du partenariat entre la famille et les milieux d’adaptation/réadaptation. Les exigences de soins et d’encadrement de même que le stress parental dépendent, toutefois, du niveau d’autonomie de l’enfant (Bouchard & Dumont, 1996). Dans cette perspective, il importe de considérer la sévérité du handicap et des caractéristiques neuropsychologiques des jeunes ayant une déficience intellectuelle (Lussier & Flessas, 2001) puisqu’ils influencent directement la nature et l’importance des soins qui doivent être dispensés. De plus, il importe d’examiner le vécu à la fois des mères et des pères puisque ces derniers ne semblent pas vivre l’expérience d’avoir un enfant ayant un handicap de la même façon et qu’ils auraient des points de vue différents sur le travail et les rôles parentaux (Roach et al., 1999; Simon, 1995). » (pp. 4-5)