De la prévisibilité à la diversité des parcours? Le cas de jeunes mères ayant délaissé leurs études

De la prévisibilité à la diversité des parcours? Le cas de jeunes mères ayant délaissé leurs études

De la prévisibilité à la diversité des parcours? Le cas de jeunes mères ayant délaissé leurs études

De la prévisibilité à la diversité des parcours? Le cas de jeunes mères ayant délaissé leurs étudess

| Ajouter

Référence bibliographique [4138]

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Les auteurs de cet article visent à déterminer ce qu’ont de particulier les jeunes mères par rapport aux jeunes de leur âge relativement à l’insertion professionnelle.

Questions/Hypothèses :
« [L]es jeunes mères sont-elles réellement toutes condamnées à l’avance? La maternité précoce exclut-elle une insertion stable des jeunes femmes dans le marché du travail, les condamnant presque inexorablement à la précarité, au blocage de l’avancement professionnel et à l’impossibilité de se projeter dans l’avenir? Une fois la décision prise de garder le bébé, d’autres parcours sont-ils possibles? » (p. 62)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« L’échantillon est formé de quinze jeunes femmes âgées de 21 à 27 ans, dont neuf ont entre 21 et 24 ans et six, entre 25 et 27 ans. Seules deux femmes sont en situation de monoparentalité au moment des entretiens, tandis que treize autres vivent en couple. » (p. 65)

Instruments :
- Guide d’entretien semi-directif d’environ 40 minutes;
- « [F]iche de renseignements sociodémographiques [...];
- [C]alendrier pour faire le suivi des trajectoires depuis l’abandon des études. » (p. 65)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Les intervenants sociaux considèrent en général la grossesse à l’adolescence comme un problème important, un point de vue appuyé par de nombreuses recherches qui soulignent les conséquences négatives de la maternité à cet âge de la vie. Le présent article cherche à approfondir cette question en analysant les parcours d’insertion professionnelle de jeunes femmes n’ayant pas terminé leurs études et ayant donné naissance durant l’adolescence ou au début de la vingtaine. Fondés sur une enquête rétrospective conduite par entretiens semi-dirigés, les résultats montrent que ces jeunes mères ne sont pas nécessairement condamnées à l’avance, puisque le soutien familial et les aides à l’insertion permettent à nombre d’entre elles de se stabiliser en emploi. Les aides à l’insertion demeurent cependant défaillantes à plusieurs égards, ce que ne peut résoudre systématiquement le soutien familial. » (p. 60)