Rapport spécial sur la mortalité maternelle et la morbidité maternelle grave au Canada

Rapport spécial sur la mortalité maternelle et la morbidité maternelle grave au Canada

Rapport spécial sur la mortalité maternelle et la morbidité maternelle grave au Canada

Rapport spécial sur la mortalité maternelle et la morbidité maternelle grave au Canadas

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Référence bibliographique [4030]

Rusen, I.D. et Liston, Robert. 2004. Rapport spécial sur la mortalité maternelle et la morbidité maternelle grave au Canada. Ottawa: Agence de santé publique du Canada.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Avec l’appui de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC), le GESM [Groupe d’étude sur la santé maternelle] a entrepris ce rapport spécial sur la mortalité maternelle et la morbidité maternelle grave au Canada avec les quatre objectifs principaux suivants :
- décrire les activités provinciales et territoriales actuelles visant à examiner les cas de mort maternelle et à en faire rapport;
- examiner et résumer les rapports de cas individuels de mort maternelle survenus au Canada entre 1997 et 2000;
- décrire la survenance et les tendances de la morbidité maternelle grave au Canada;
- formuler des recommandations visant à améliorer la surveillance de la mortalité maternelle et de la morbidité maternelle grave au Canada. » (p. 4)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Une liste des cas de mort maternelle survenus entre 1997 et 2000 a été élaborée à partir de trois bases de données administratives :
« La première de ces trois sources était le Système canadien des statistiques de l’état civil de Statistique Canada, qui contient des bases nationales de données non nominatives sur les naissances vivantes, les mortinaissances et les décès. […]
La seconde des trois sources de données était la Base de données sur les congés des patients (BDCP) de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS). La BDCP recueille des données sur la sortie des hôpitaux — transferts, congés ou décès — dans la plupart des hôpitaux canadiens de soins de courte durée. Les données sur les sorties des hôpitaux du Québec et du Manitoba correspondant à la période d’étude sur la mortalité maternelle n’ont pas été incluses dans la BDCP. […]
Troisièmement, on a examiné les dossiers de sortie d’hôpital du Québec au moyen du Système de maintenance et d’exploitation des données pour l’étude de la clientèle hospitalière (MED-ÉCHO). » (p. 5)
« En utilisant la liste des décès compilée à partir des recherches dans les bases de données […], nous avons demandé aux personnes-ressources de confirmer des cas individuels et de fournir de l’information sur ces cas. Nous avons également demandé aux provinces et aux territoires de cerner et de fournir des renseignements relatifs à la mortalité maternelle que nous n’avions pu obtenir des bases de données. » (p. 6)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu et analyse statistique

3. Résumé


« Le taux de mortalité maternelle du Canada se classe parmi les plus faibles au monde. Pourtant, même dans un pays qui considère son système de santé comme une partie intégrante de son identité nationale, les femmes continuent de mourir au cours de la grossesse ou peu après. Ce ’Rapport spécial sur la mortalité maternelle et la morbidité maternelle grave au Canada — Surveillance accrue : la voie de la prévention’, élaboré par le Groupe d’étude sur la santé maternelle, sous l’égide du Système canadien de surveillance périnatale (SCSP), nous rappelle cette réalité à la fois tragique et souvent évitable. Il cerne certaines lacunes dans nos efforts continus d’amélioration de la qualité des soins aux niveaux national, provincial et territorial et compare ces résultats à ceux d’autres pays de référence. Il fournit également une série de recommandations aux fournisseurs de soins et aux dirigeants d’établissements canadiens de soins de maternité. Les principes d’examen de cas pluridisciplinaire et confidentiel, mis au point de la façon la plus probante au Royaume-Uni, sont utilisés dans le contexte canadien et l’on présente et encourage l’étude des nombreux cas de ’quasi-mortalité’ maternelle. L’analyse rigoureuse des morts maternelles entre 1997 et 2000 a révélé que l’embolie pulmonaire et l’hypertension due à la prééclampsie ou à la grossesse constituaient les principales causes directes de mortalité maternelle, que la maladie cardiovasculaire en était la principale cause indirecte et que les accidents d’automobile constituaient la principale cause de mortalité fortuite. N’y a-t-il pas moyen de réduire davantage ou d’éliminer la survenance de ces tragédies? Lorsque des événements dévastateurs deviennent peu fréquents ou rares, ils peuvent passer inaperçus dans les statistiques descriptives générales. Il est plus facile de ne pas remarquer la fréquence plus élevée de résultats indésirables parmi des minorités défavorisées particulières. Ce rapport constitue une contribution à la fois significative et opportune. Il définit plusieurs enjeux importants. » (p. v)