Les besoins des délinquants inuits incarcérés dans les établissements correctionnels fédéraux

Les besoins des délinquants inuits incarcérés dans les établissements correctionnels fédéraux

Les besoins des délinquants inuits incarcérés dans les établissements correctionnels fédéraux

Les besoins des délinquants inuits incarcérés dans les établissements correctionnels fédérauxs

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Référence bibliographique [3990]

Trevethan, Shelley, Moore, John-Patrick, Naqitarvik, Leesie, Watson, Autunm et Saunders, Daisy. 2004. Les besoins des délinquants inuits incarcérés dans les établissements correctionnels fédéraux. Ottawa: Direction de la recherche, Service correctionnel du Canada.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Le projet de recherche visé par le présent document […] avait pour objet l’examen des besoins des délinquants inuits sous responsabilité fédérale lorsqu’ils se trouvent en établissement et quand ils réintègrent la société. » (p. i)

Questions/Hypothèses :
« 1. Parmi les délinquants sous responsabilité fédérale, les Inuits sont-ils différents des Métis et des membres des Premières nations?
2. Quels sont les besoins des délinquants inuits pendant leur incarcération et après leur mise en liberté?
3. Quels sont les besoins des membres de leur famille?
4. Quelles sont les connaissances et l’expérience du personnel des établissements du SCC [Service correctionnel du Canada] en ce qui concerne les délinquants inuits? » (p. ii)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« Des entrevues auprès de 75 délinquants inuits incarcérés dans des établissements correctionnels fédéraux de diverses régions du Canada, des entrevues auprès de 34 membres des familles de ces délinquants et des entrevues auprès de 73 employés d’établissements correctionnels fédéraux. » (p. ii)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Comme les membres des Premières nations et les Métis, les Inuits sont surreprésentés au sein du système correctionnel fédéral. En effet, s’ils ne forment qu’environ 0,1 % de la population canadienne (Statistique Canada, 2001), ils représentent à peu près 1 % des délinquants incarcérés dans les établissements correctionnels fédéraux (approximativement 99 délinquants) […]. Outre cette surreprésentation, la réalité vécue par les délinquants inuits, durant l’incarcération comme après cette dernière, nous indique également que des programmes et services ciblés sont nécessaires pour ce groupe. À leur arrivée dans les établissements fédéraux, les Inuits sont classés parmi les Autochtones. Malheureusement, ce terme générique fait le plus souvent référence aux membres des Premières nations. Il n’y a donc que très peu de programmes et de services adaptés aux besoins particuliers des délinquants inuits. Étant donné que ces besoins sont mal connus ou mal compris, on offre aux délinquants inuits des programmes et des services axés sur des pratiques et des croyances qui ne font pas partie de leur culture ni de leur mode de vie. Par exemple, si certains font appel aux cérémonies de la suerie ou des herbes sacrées ainsi qu’aux Aînés et au processus de guérison, les programmes et services ne se fondent en fait que sur la culture des Premières nations et ne tiennent pas compte des différences culturelles qui existent entre les diverses populations autochtones du Canada. Sans une compréhension des différences entre les cultures des Premières nations, des Métis et des Inuits, on ne pourra fournir à ces derniers les services et le soutien dont ils ont besoin pendant leur incarcération. Le fait que les programmes et services s’adressent aux délinquants autochtones dans leur ensemble, plutôt que de viser les besoins propres à chacun des groupes qui les composent, nuit fort probablement à la réinsertion sociale des délinquants inuits. » (pp. i-ii)