Femmes, mères et travailleuses devant l’absence d’une politique nationale de garde des enfants

Femmes, mères et travailleuses devant l’absence d’une politique nationale de garde des enfants

Femmes, mères et travailleuses devant l’absence d’une politique nationale de garde des enfants

Femmes, mères et travailleuses devant l’absence d’une politique nationale de garde des enfantss

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Référence bibliographique [3919]

Bergeron, Josée. 2005. «Femmes, mères et travailleuses devant l’absence d’une politique nationale de garde des enfants». Dans Femmes et politiques : L’État en mutation , sous la dir. de Dominique Masson, p. 105-136. Ottawa: Les Presses de l’Université d’Ottawa.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Démontrer que les femmes au Canada font face à deux obstacles importants restreignant leur accès à la citoyenneté sociale. Étant donné la nature résiduelle du régime d’État-providence du Canada, les travailleuses et les travailleurs ont un accès réduit aux possibilités de démarchandisation. Pour les femmes, l’accès réduit aux services de garde limite aussi les possibilités de défamilisation. » (p. 109)

Questions/Hypothèses :
« Malgré les besoins des femmes et les nombreuses recommandations en faveur de la création d’une politique nationale de services de garde au Canada, pourquoi une telle politique n’a pas vu le jour? » (p. 107)

2. Méthode


Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


« Ce texte propose une thèse en deux temps. Primo, depuis son développement datant de la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le régime canadien d’État-providence a favorisé un processus de marchandisation et de familisation. Secundo, les processus de marchandisation et familisation se sont accentués à partir de la seconde moitié des années 1970. À partir de cette période […], la redistribution sociale s’effectue de façon beaucoup plus importante à travers le régime fiscal et, à ce titre, elle est individualisée. À travers ces mécanismes, le gouvernement fédéral et plusieurs gouvernements provinciaux ont donné une prépondérance plus grande au marché dans les arrangements providentiels, limitant ainsi les possibilités de mettre en place une politique nationale de services de garde des enfants. » (p. 107) Ce texte se divise en trois sections. « [L]es deux premières relatent les aléas — et les échecs à ce jour — de l’implantation d’une politique nationale de garde des enfants au Canada. » (p. 109) La première porte sur la période allant de la Première Guerre mondiale à la fin des années 1970, alors que la deuxième couvre le début des années 1980 jusqu’aux années 2000. La troisième section examine quant à elle « [...] les conséquences de l’absence d’une telle politique pour les femmes ». (p. 110)