La cohabitation intergénérationnelle, le genre et la parenté au Québec

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Référence bibliographique [3897]

Boulianne, Manon. 2005. «La cohabitation intergénérationnelle, le genre et la parenté au Québec ». Recherches Féministes, vol. 18, no 1, p. 25-47.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’éventualité de la mise en place de politiques et de programmes publics pour soutenir et favoriser la cohabitation intergénérationnelle en logements contigus commande une réflexion sur les impacts possibles de cette pratique sur les conditions de vie des ménages et des personnes visées, en ce qui a trait aussi bien à ses avantages qu’à ses inconvénients. Le présent article veut y contribuer. » (pp. 25-26)

Questions/Hypothèses :
« Force a été de constater, lors de l’analyse des données recueillies, que les femmes semblent occuper une place particulière au sein de ces arrangements résidentiels assez exceptionnels, dont elles apparaissent la plupart du temps comme les principales bénéficiaires, qu’elles appartiennent à un ménage jeune ou plus âgé. Devrait-on s’en réjouir? S’en inquiéter? En quoi les normes et les pratiques sociales qui concernent le genre et la parenté sont-elles pertinentes pour interpréter ces observations? Quelles sont les dynamiques familiales à l’origine de ces choix résidentiels et en quoi sont-elles modifiées avec la corésidence de deux ménages apparentés par un lien de filiation? » (p. 25)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« 17 familles, c’est-à-dire 34 ménages [de la région de Québec] corésidant au moment de l’enquête ou ayant expérimenté la cohabitation intergénérationnelle en logements contigus au cours des années précédentes. » (p. 33) « Notre échantillon est constitué de 26 personnes plus âgées, appartenant à un ménage de la génération ascendante au sein des familles visées, de 21 personnes membres de la génération descendante et de 4 personnes de la même génération que les personnes apparentées auprès de qui elles résidaient [...] La collecte de données a reposé sur des observations ponctuelles à domicile et surtout, sur la réalisation d’entretiens semi-directifs, d’une durée moyenne d’une heure, auprès de 41 personnes (24 femmes et 17 hommes) membres de ces 34 ménages et dont l’âge variait de 26 à 79 ans. » (p. 34)

Type de traitement des données :
Analyse qualitative

3. Résumé


« La cohabitation de deux ménages apparentés dans des logements contigus, mais autonomes constitue une modalité résidentielle qui, depuis quelques années, attire l’attention de plusieurs acteurs sociaux […]. » (p. 25) « Dans la première partie [de cet article], nous voulons mettre en relief l’importance des normes culturelles qui concernent les relations entre personnes apparentées dans le cas des pratiques de cohabitation intergénérationnelle. Dans la deuxième partie, nous abordons plus précisément la question des liens entre genre et cohabitation intergénérationnelle. La recension des écrits réalisée dans le contexte de notre étude montre que cette question demeure peu documentée. Cependant, des recherches menées au Japon mettent en lumière les impacts possibles de la corésidence sur la vie des hommes et des femmes de différentes générations, spécialement quand la corésidence est érigée en norme et représente une contrainte pour certaines catégories de personnes apparentées. La situation québécoise est exposée dans la troisième partie sur la base des résultats de notre propre recherche. Il nous a semblé pertinent, dans le présent article, d’effectuer une démarche comparative, et c’est pourquoi il se termine par une discussion, alimentée par le cas japonais, au sujet des particularités de la situation québécoise eu égard, notamment, aux attentes et aux pratiques liées au genre et aux rapports de parenté. » (p. 26)