Des politiques du temps comme enjeux pour les villes et comme outils de conciliation des temps professionnels et familiaux

Des politiques du temps comme enjeux pour les villes et comme outils de conciliation des temps professionnels et familiaux

Des politiques du temps comme enjeux pour les villes et comme outils de conciliation des temps professionnels et familiaux

Des politiques du temps comme enjeux pour les villes et comme outils de conciliation des temps professionnels et familiauxs

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Référence bibliographique [3830]

De la Durantaye, Michel. 2005. «Des politiques du temps comme enjeux pour les villes et comme outils de conciliation des temps professionnels et familiaux». Dans De la conciliation emploi-famille à une politique des temps sociaux , sous la dir. de Diane-Gabrielle Tremblay, p. 207-214. Ste-Foy (Québec): Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« [L’auteur] se penche sur les politiques des temps qui sont apparues en Europe au cours des dernières décennies. Il explique le sens et la portée de ces politiques et se penche ensuite sur les politiques de la famille qui existent dans les municipalités locales au Québec. » (p. 8)

2. Méthode


Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


« C’est aux collectifs de femmes italiennes et à leur expérience intitulée en français : ’Le temps des villes’ en 1985 que nous devons cette idée de concilier temps de vie, temps de travail et temps de la ville pour atteindre une meilleure qualité de vie [...]. Cette démarche des femmes italiennes a abouti au Parlement italien sous la forme de proposition de loi. D’autres pays comme les Pays-Bas, l’Allemagne, la France et des pays scandinaves ont fait également leur démarche de conciliation des temps sociaux. Au Québec, on parle depuis un certain temps mais on aurait avantage à s’y adonner réellement. » (p. 207)
« Pourquoi [...] faire de la conciliation des temps une question nationale [et] municipale? Parce que les différentes institutions et organisations, dans notre société et dans nos villes, les entreprises, les écoles, les garderies, les systèmes de transport, les commerces, les services administratifs, les services médicaux, les lieux culturels, décrètent chacun leur horaire, ou leur emploi du temps, sans se préoccuper de l’horaire ou de l’emploi du temps des institutions et organisations voisines. Il en résulte des décalages très contraignants pour les citoyens et citoyennes utilisateurs. » (p. 208)
« C’est comme si, contrairement aux urbanistes qui cherchent à aménager logiquement notre espace urbain, nous négligions l’aménagement collectif cohérent de notre temps consacré à la vie urbaine en société. Que ce soit pour le transport qui est visé au premier chef, pour le travail, l’entretien de notre force de travail ou notre temps libre consacré aux arts et à la culture, il semble important de mettre un peu d’ordre dans cette ’uchronie’, très coûteuse socialement. » (p. 209)
« Veiller à ce que la dimension temporelle et familiale soit prise en compte dans tous les projets municipaux, voilà un défi actuel. Amener autour de la table de concertation des temps urbains les acteurs et leurs logiques différentes, parfois contradictoires, est une démarche citoyenne hautement politique, c’est-à-dire qui dépend de la volonté politique des uns et des autres. Cela nécessitera un dialogue social et communautaire, en plus d’une approche globale et systémique ou holistique au plan de l’analyse des enjeux. » (p. 212)