La violence conjugale : si c’était une affaire de couple et non de sexe

La violence conjugale : si c’était une affaire de couple et non de sexe

La violence conjugale : si c’était une affaire de couple et non de sexe

La violence conjugale : si c’était une affaire de couple et non de sexes

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Référence bibliographique [3815]

Desjardins, Nicole. 2005. «La violence conjugale : si c’était une affaire de couple et non de sexe ». Intervention, no 123, p. 76-89.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Ce texte se veut le résultat de mon expérience clinique en psychothérapie de couple, dans différents contextes de violence entre les conjoints, et où ce n’est pas toujours la femme qui est la victime ni l’homme, le persécuteur. » (p. 76)

Questions/Hypothèses :
« Pour une meilleure compréhension du symptôme de violence dans les relations amoureuses, force est de constater qu’il m’est devenu incontournable de considérer non seulement les normes sociales en regard au genre (extrapsychique), mais également les dimensions inconscientes qui émergent de ’l’intérieur’ (intrapsychique) des deux partenaires, souvent issues de la famille d’origine. En effet, je m’aperçois dès lors que les parents ne sont jamais très loin! Derrière les ’contes’, la litanie de plaintes de chacun des partenaires, j’observe un thème fondamental commun qui est à la source même du conflit conjugal et qui est issu de leurs conflits psychiques inconscients d’origine infantile. » (p. 76)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure fait état de son expérience clinique en psychothérapie auprès de couples qui vivent en situation de violence conjugale. Le cas d’un couple que l’auteure a rencontré dans le cadre de sa pratique est présenté et étudié.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu et réflexion critique

3. Résumé


« J’ai présenté ici l’histoire d’un seul couple pour illustrer mon propos. Cependant, selon les récentes recherches et mon expérience clinique avec les couples, il n’y a pas d’histoire type de la violence conjugale, mais quelques lignes de force. […] Plus souvent qu’autrement, les couples que je reçois en consultation pâtissent de leurs mauvaises relations et éprouvent de la culpabilité à faire souffrir l’autre. Même si ces personnes, dans les meilleurs cas, connaissent la différenciation des sexes et certaines techniques de communication, elles ignorent l’origine inconsciente de leur souffrance. Il s’agit plus souvent qu’autrement d’une non-rencontre de deux enfances inachevées, échouées sur une même plage, dont je suis témoin.
La thérapie de couple systémique, juxtaposée à l’approche psychanalytique, permet de saisir l’interdépendance des partenaires dans le système conjugal, de même que les aspects développementaux, pour que chacun puisse se réapproprier la part qui lui revient dans l’escalade de la violence. Nous intervenons sur l’ensemble des éléments d’un tout, tout en intervenant sur quelques-unes de ses parties. [La thérapie] permet ainsi de l’aborder sous un angle autre que celui d’un seul bourreau et d’une seule victime, et d’offrir un traitement équitable, que l’on soit homme ou femme. » (pp. 86-87)