La définition de la vie familiale en Nouvelle-France : les seuils de la vieillesse dans une optique familiale

La définition de la vie familiale en Nouvelle-France : les seuils de la vieillesse dans une optique familiale

La définition de la vie familiale en Nouvelle-France : les seuils de la vieillesse dans une optique familiale

La définition de la vie familiale en Nouvelle-France : les seuils de la vieillesse dans une optique familiales

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Référence bibliographique [3805]

Dillon, Lisa et Desjardins, Bertrand. 2005. «La définition de la vie familiale en Nouvelle-France : les seuils de la vieillesse dans une optique familiale». Dans Familles au Nord, familles au Sud , sous la dir. de Kokou Vignikin et Vimard, Patrice, p. 117-134. Louvain-la-Neuve (Belgique): Academia Bruylant.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’utilisation de l’approche des parcours de vie pour l’étude de la vieillesse a aidé plusieurs chercheurs à interpréter le rapport entre la transition démographique et la vieillesse telle que définie et vécue dans le passé. Les démographes historiens ont insisté en particulier sur la baisse de la fécondité et l’allongement de la vie comme facteurs d’évolution des modes de résidence des personnes âgées […]. D’autres chercheurs ont cherché à nuancer notre compréhension de la vieillesse, aujourd’hui et hier, en accordant plus d’importance aux conditions historiques et aux parcours de vie des personnes âgées au moment de définir les différents stades de la vieillesse […]. Ce chapitre s’appuie sur ces deux courants de recherche en démographie et en histoire, utilisant l’approche du parcours de vie pour étudier les âges seuils de la vieillesse chez les personnes mariées en Nouvelle-France. » (p. 117)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« Les données utilisées pour cette étude ont été tirées du Registre de la population du Québec ancien (RPQA). […] Comme le comportement démographique, l’âge au mariage par exemple, des immigrants diffère de celui des individus nés au Canada, nous n’avons retenu que les Québécois de naissance. En raison des exigences de l’observation longitudinale, notre étude repose donc sur les hommes et femmes nés au Canada [de 1621 à 1705,] qui se sont mariés, soit 12 050 individus. » (pp. 119-120)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Notre texte va chercher à nuancer les hypothèses des démographes à propos des âges de la vie dans les débuts de l’ère moderne [dont celle ’selon laquelle la vieillesse en tant que stade de vie pouvant être identifié est essentiellement un phénomène du XXe siècle’ (p. 118)] en examinant diverses frontières de la vieillesse chez les individus nés au Québec avant 1705, qui se sont mariés et dont la date de décès du conjoint est connue. Cette étude des seuils d’âge de la vieillesse en fonction du parcours de vie commence tout simplement par la présentation des pourcentages de la population dans les groupes d’âge les plus élevés. Ce regard purement chronologique sera ensuite mis en rapport avec les âges seuil correspondant à quatre événements du parcours de vie : la fin de la vie féconde, le mariage du dernier enfant, le veuvage et l’âge auquel tous les petits-enfants sont nés. Nous nous intéresserons ainsi aux deux premiers concepts de l’approche du parcours de vie, soit les interrelations entre les parcours de vie des membres d’une même famille et l’impact des événements survenus plus tôt sur les événements subséquents du parcours de vie. Nous porterons aussi attention aux différences selon le sexe en comparant les parcours des hommes et des femmes. Notre but est d’évaluer si un ensemble cohérent de seuils d’âges délimitant la vieillesse peut être identifié au sein d’une population à fécondité et mortalité élevées. » (p. 119)