Programme de stimulation précoce

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Référence bibliographique [3787]

Duchesne, Karine, Dugré, Suzanne, Laboratoire de recherche pour le soutien des communautés (LARESCO) et Maison de la famille de Rouyn-Noranda. 2005. Programme de stimulation précoce. Rouyn-Noranda (Québec): Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Laboratoire de recherche pour le soutien des communautés.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Les objectifs de la présente étude sont d’évaluer le fonctionnement et les effets d’un programme de stimulation précoce intégré aux services courants de la Maison de la famille sous l’égide du Programme d’action communautaire pour les enfants (PACE). Il faut voir dans cette évaluation, un moyen donné aux intervenants pour guider leur action et pour vérifier l’atteinte des objectifs principaux qui sont :
- Vérifier que la population visée a été rejointe;
- Vérifier la satisfaction des utilisateurs;
- Vérifier l’atteinte des deux objectifs principaux;
- Vérifier les extrants du programme. » (p. 13)

Questions/Hypothèses :
« L’évaluation se veut formative et sommative. Par l’évaluation formative, nous voulons tracer un portrait de la population rejointe, vérifier si la clientèle visée a effectivement reçu des services, enfin vérifier le niveau de satisfaction quant aux services reçus. L’évaluation sommative vise à constater le niveau d’atteinte des deux objectifs spécifiques du programme. » (p. 14)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« 22 familles avec leurs 24 enfants. On trouve 21 femmes et 21 hommes. » (p. 19)

Instruments :
- Évaluation formative : Questionnaire sur les caractéristiques familiales (sociodémographiques, financières, etc.), questionnaire « Évaluation de la satisfaction »;
- Évaluation sommative : Échelle de développement de Harvey (Harvey, 1974, 1984), questionnaire « À l’intention des parents dont l’enfant participe au groupe Tournesol » sur la stimulation à domicile.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Les buts du programme de stimulation précoce sont en premier lieu de prévenir les problèmes d’adaptation à l’entrée à la maternelle et en deuxième lieu, de diminuer les retards de développement chez les enfants identifiés. » (p. 9)
« Le programme a été particulièrement efficace cette année puisque les enfants ont connu une amélioration des connaissances et des habiletés laissant présager une plus grande facilité d’intégration au niveau scolaire. Les parents se sont particulièrement impliqués dans le processus et démontrent également un niveau de satisfaction digne de mention. Les enfants ont été majoritairement référés par le CLSC, donc dépistés comme porteurs de retards éventuels ou de secteurs de développement fragilisés; la clientèle de cette année présentait également un nombre important de facteurs de risque pouvant fragiliser le développement des enfants, la sous-scolarisation et les familles nombreuses étant les facteurs les plus importants. Par contre, les familles ont une situation économique plus favorable que l’an dernier. De plus, les références ont été faites majoritairement à 3 ans, ce qui permet une prise en charge précoce, cette tendance est nouvelle depuis deux ans. Plusieurs facteurs de vulnérabilité sont tout de même présents. On retrouve encore 6 familles avec un revenu inférieur à 10 000 $ annuellement, 4 familles monoparentales, 2 mères qui ont eu leurs enfants en très bas âge (moins de 19 ans) et 8 familles où la famille compte 3 enfants et plus. La population visée a bien été rejointe et l’objectif 1 est atteint. L’objectif 2 visait la satisfaction des parents quant aux services offerts. On retrouve une très forte satisfaction de la part des parents puisque 100 % d’entre eux se disent satisfaits ou très satisfaits. Le travail de qualité des intervenantes quant aux services offerts aux enfants a été particulièrement apprécié. Les enfants ont assisté à 83 % des rencontres alors que l’objectif était de 90 %; on observe donc une légère baisse comparativement à l’année dernière (86 %). Toutefois, à l’étape 3 (printemps 2005), l’objectif a été atteint avec un taux de présence de 91 %, ce qui laisse présager l’amélioration de la situation. 86 % des enfants ont augmenté leur Q.D. [quotient développemental], 14 % l’ont maintenu et 9 % obtiennent une légère diminution. Cet objectif n’est donc pas atteint. Les enfants ont toutefois amélioré de 4,9 mois, en moyenne, leur quotient global de développement et tous les enfants, même ceux n’ayant pas augmenté leur Q.D. ont amélioré au moins l’une des compétences visées par le programme, généralement celle où ils manifestaient le plus de retards. En ce sens, l’amélioration est souvent plus spectaculaire chez ces derniers. Cette constatation permet d’appuyer le fait que le programme répond bien aux besoins de la clientèle à qui il est destiné. Par ailleurs, on note peu d’amélioration chez les enfants en connaissances générales. Il y aurait peut-être lieu de revoir les activités spécifiques au développement de cette compétence, tant au niveau des sessions qu’au niveau des activités à faire à domicile, pour arriver à des résultats plus probants, d’autant plus que ce secteur est ressorti comme étant également problématique l’an dernier. Les résultats à l’objectif 4 permettent de constater que les parents ont été très présents à l’ensemble des activités offertes. Cet indicateur de résultats est largement atteint avec un taux d’assiduité de 96 % pour les rencontres parent/enfant et de 98 % pour les rencontres individuelles. Par contre, le retour des activités à faire à la maison a connu une baisse par rapport à l’année précédente (83 % vs 96 %). Par ailleurs, le niveau de stimulation des enfants à domicile a apporté les résultats escomptés. » (pp. 38-40)