Habitudes d’apaisement cariogènes utilisées par les mères au moment de coucher leur enfant pour la nuit

Habitudes d’apaisement cariogènes utilisées par les mères au moment de coucher leur enfant pour la nuit

Habitudes d’apaisement cariogènes utilisées par les mères au moment de coucher leur enfant pour la nuit

Habitudes d’apaisement cariogènes utilisées par les mères au moment de coucher leur enfant pour la nuits

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Référence bibliographique [3739]

Galarneau, Chantal. 2005. «Habitudes d’apaisement cariogènes utilisées par les mères au moment de coucher leur enfant pour la nuit». Thèse de doctorat, Montréal, Université de Montréal, Faculté de médecine.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Cette étude porte sur les habitudes d’apaisement cariogènes utilisées par les mères au moment de mettre leur enfant au lit pour la nuit. Elle poursuit trois objectifs principaux. Le premier consiste à déterminer la fréquence des habitudes d’apaisement employées par les mères au moment de coucher leur enfant de 15 à 18 mois pour la nuit. Le second cherche à déterminer l’association de la pauvreté et des facteurs psychosociaux sur les habitudes d’apaisement hautement cariogènes utilisées par les mères au moment de coucher leur enfant pour la nuit tandis que le troisième vise également à déterminer l’association de la pauvreté et des facteurs psychosociaux, mais cette fois, sur l’utilisation quotidienne du biberon de lait par les mères comme habitude d’apaisement au moment du coucher nocturne de leur enfant. » (p. iii)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« [776] mères francophones ayant un enfant de 15 à 18 mois et habitant la Montérégie depuis la naissance de leur enfant. » (p. iii)

Instruments :
Questionnaire postal de 36 questions

Types de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Les résultats de cette recherche révèlent, qu’au moment de coucher leur enfant pour la nuit, 16 % des mères emploient un aliment contenant un sucre extrinsèque non laitier (NMES), 25 % utilisent quotidiennement le biberon de lait tandis que 60 % des mères ont des pratiques qui ne comportent aucun risque pour la santé dentaire de l’enfant. De façon générale, les mères ne rapportent aucun cumul des habitudes cariogènes. Plutôt, elles soutiennent n’avoir recours, en moyenne, qu’à un seul moyen d’apaisement cariogène. La pauvreté multiplie significativement l’emploi d’aliments sucrés au coucher alors que la richesse diminue son emploi : 30 % des mères de familles démunies font usage d’aliments sucrés pour réconforter leur enfant comparativement à 10 % chez celles plus nanties. Trois autres facteurs sont aussi associés à cette pratique d’apaisement notamment la santé de l’enfant, la situation familiale sur le plan résidentiel et l’information sur la santé.
Pour l’emploi quotidien du biberon de lait chez les mères qui n’ont pas recours à des moyens hautement cariogènes, la pauvreté influence aussi à la hausse l’utilisation de cette pratique de réconfort : 41 % des mères issues de milieux défavorisés font usage de cette méthode relativement aux mères favorisées qui l’emploient dans une proportion de 28 %. Les analyses multivariées, quant à elles, montrent que le partage de la responsabilité du coucher de l’enfant les soirs de fin de semaine et plus faiblement le revenu annuel familial sont les principaux déterminants identifiés pour l’utilisation quotidienne du biberon de lait.
Somme toute, cette étude dévoile un besoin d’interventions précoces et ciblées qui s’adressent aux mères vivant dans un contexte de pauvreté et qui prennent en compte les barrières sociales, économiques et environnementales qu’elles vivent. À la fois au milieu clinique et au domaine de la santé publique, elle lance un défi de taille qui vise la réduction des inégalités sociales alors que le mécanisme d’action de la pauvreté comme déterminant de santé est encore peu compris. » (pp. iii-iv)