Diminution de l’avantage des immigrants en matière de propriété : analyse de cycle de vie de la baisse de fortunes et de l’évolution de l’accession à la propriété chez les immigrants de Montréal, Toronto et Vancouver, 1981à 2001

Diminution de l’avantage des immigrants en matière de propriété : analyse de cycle de vie de la baisse de fortunes et de l’évolution de l’accession à la propriété chez les immigrants de Montréal, Toronto et Vancouver, 1981à 2001

Diminution de l’avantage des immigrants en matière de propriété : analyse de cycle de vie de la baisse de fortunes et de l’évolution de l’accession à la propriété chez les immigrants de Montréal, Toronto et Vancouver, 1981à 2001

Diminution de l’avantage des immigrants en matière de propriété : analyse de cycle de vie de la baisse de fortunes et de l’évolution de l’accession à la propriété chez les immigrants de Montréal, Toronto et Vancouver, 1981à 2001s

| Ajouter

Référence bibliographique [3715]

Haan, Michael. 2005. Diminution de l’avantage des immigrants en matière de propriété : analyse de cycle de vie de la baisse de fortunes et de l’évolution de l’accession à la propriété chez les immigrants de Montréal, Toronto et Vancouver, 1981à 2001. Ottawa: Gouvernement du Canada, Statistique Canada.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Par le passé, les immigrants des trois premières RMR [régions métropolitaines de recensement] canadiennes en importance ont présenté des taux de propriété (de l’habitation) supérieurs à ceux de la population de souche. […] En 2001, les immigrants jouissaient toujours d’un avant sur ce plan à Vancouver […], mais celui-ci avait disparu tant à Montréal […] qu’à Toronto. » (p. 5)
« Notre propos sera de cerner les facteurs socioéconomiques et démographiques de ce recul. » (p. 6)

Questions/Hypothèses :
« Plusieurs hypothèses au sujet du recul de la population immigrante sur le plan de l’accession à la propriété se dégagent […] : 1) L’évolution des choix d’établissement dans les RMR des immigrants et des gens nés au Canada, et notamment le délaissement relatif de Montréal par la population immigrante (surtout la population récemment issue de l’immigration), atténueront toute accentuation possible du recul des immigrants en matière de propriété; 2) L’appauvrissement économique (revenu, nombre de soutiens de famille, travail à plein temps et fréquence du chômage) des immigrants récents nuit à leur capacité d’acheter une maison; 3) Dans le sens même de la carrière habituelle sur le marché de l’habitation, une plus grande proportion de familles d’immigrants devraient vouloir accéder à la propriété, puisque ces familles seront plus souvent formées de couples mariés avec enfants que celles de la population de souche, ce qui devrait prévenir un plus grand recul; 4) Comme il y avait en proportion plus de gens récemment issus de l’immigration en 2001, cette évolution de l’immigration récente vient réduire les taux de propriété dans la population immigrante. » (p. 15)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« Dans […] notre exposé, nous prendrons un extrait à 20 % d’un échantillon de regroupement de données pour le début (1981) et la fin (2001) de la période de diminution de l’avantage de la population immigrante sur le plan de l’accession à la propriété. Dans tous les cas, notre unité d’analyse sera la famille économique, qui se définit comme une personne seule ou l’union de deux personnes et plus habitant le même logement et liées par le sang, le mariage, la cohabitation en union de fait ou l’adoption. L’analyse se limite aux résidents permanents du Canada qui ont récemment déménagé, qui ne demeurent ni en établissement, ni en logement collectif, ni en hébergement militaire et dont le principal soutien est âgé de 25 à 54 ans. Dans toutes les analyses, les caractéristiques (année d’arrivée, variables sociodémographiques, etc.) des personnes au revenu le plus élevé représentent celles des familles. » (p. 16)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Par le passé, les familles d’immigrants en âge de travailler dans les grandes agglomérations urbaines du Canada présentaient des taux de propriété de l’habitation supérieurs à ceux de la population de souche. Ces 20 dernières années cependant, l’avantage est passé à la population de souche à cause tant d’une baisse des taux d’immigration que d’une hausse des taux de propriété chez les Canadiens nés au pays. Mon propos sera d’évaluer l’efficacité des modèles standard des choix de consommation avec des indicateurs comme ceux de l’âge, du revenu, de la scolarité et du type de familles et avec plusieurs caractéristiques des immigrants comme éléments d’explication de cette évolution. Je constaterai que le modèle standard explique presque entièrement l’avantage dont jouissaient les immigrants en matière de propriété en 1981, ainsi que la montée des taux de propriété au fil des ans dans la population de souche. Le modèle standard explique toutefois le tiers seulement en gros de l’évolution des taux de 1981 à 2001 dans la population immigrante même après prise en compte de la baisse bien connue des fortunes économiques des immigrants. J’examinerai certaines des conséquences de cette sous-explication et ferai plusieurs recommandations de recherches complémentaires. » (p. 4)