Grand-parentalité et homoparentalité au Québec : nouvelles dispositions législatives et proximité des liens en fonction de la composition familiale

Grand-parentalité et homoparentalité au Québec : nouvelles dispositions législatives et proximité des liens en fonction de la composition familiale

Grand-parentalité et homoparentalité au Québec : nouvelles dispositions législatives et proximité des liens en fonction de la composition familiale

Grand-parentalité et homoparentalité au Québec : nouvelles dispositions législatives et proximité des liens en fonction de la composition familiales

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Référence bibliographique [3684]

Julien, Danielle, Bureau, Marie-France et Leblond de Brumath, Annie. 2005. «Grand-parentalité et homoparentalité au Québec : nouvelles dispositions législatives et proximité des liens en fonction de la composition familiale». Dans Grands-parents et grands-parentalités , sous la dir. de Benoît Schneider, Mietkiewicz, Marie-Claude et Bouyer, Sylvain, p. 199-217. Ramonville Saint-Agne (France): Éditions Eres.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Dans ce texte, nous proposons d’examiner les structures socioaffectives des relations intergénérationnelles propres aux familles homoparentales québécoises. [...] Nous présenterons d’abord une mise en contexte juridique de la grand-parentalité chez les familles homoparentales au Québec : repères historiques quant aux changements qui ont abouti à de nouvelles règles de filiation, et particularités québécoises eu égard aux tendances européennes. Puis, nous aborderons la fonction théorique des liens grand-parentaux dans le développement de l’enfant et les recherches dans le contexte des familles hétéroparentales pour les comparer à l’état des recherches sur les familles homoparentales. Enfin, une réflexion sur les limites des institutions présentes à encadrer l’état des liens grand-parentaux dans le contexte de la diversité des structures familiales en général terminera notre analyse. » (p. 202)

2. Méthode


Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


« Le présent chapitre s’intéresse aux réalités grand-parentales dans le contexte des familles homoparentales composées minimalement d’une femme lesbienne, mère biologique de l’enfant, et de sa conjointe. » (p. 200)
« Les avancées législatives récentes ayant une incidence sur les liens entre générations dans les familles homoparentales québécoises nous amènent à questionner la généralisation des contraintes matrilinéaires qui structurent les relations intergénérationnelles dans cette culture [québécoise]. [...] Notre examen des études américaines sur les familles ayant une femme lesbienne comme chef de famille et nos propres données auprès de familles homoparentales québécoises montrent un tableau qui confirme l’avantage matrilinéaire biologique observé dans les familles hétéroparentales. [...]
Trois points méritent notre attention. Premièrement, nous avons présumé au départ la symétrie de l’investissement parental et du rôle de kin-keeper au sein des couples de lesbiennes, du fait de leur appartenance au sexe féminin. Il est vrai que la littérature empirique suggère davantage d’égalité dans la prise en charge des tâches ménagères et parentales chez des couples de même sexe, et surtout chez les lesbiennes, que chez les couples hétérosexuels. [...] Aucune des études sur la grand-parentalité dans les familles homoparentales n’a examiné l’association entre la division du travail dans les couples et l’avantage matrilinéaire. [...]
Deuxièmement, étant donné l’avantage matrilinéaire basé sur la biologie (mère biologique vs sociale), et puisque deux femmes ayant un projet d’enfant ont toutes deux possibilités théoriques de porter l’enfant, il vaudrait mieux comprendre les facteurs et les processus impliqués dans le choix de la mère porteuse. [...]
Troisièmement, les données recueillies du côté américain sont issues d’un contexte dans lequel la co-mère n’a aucun statut légal. Nos propres données ont été recueillies au cours des douze mois ayant suivi l’adoption de la loi 84 qui confère un statut légal aux co-mères (sauf dans le cas où le père déclare sa paternité). Il est certainement trop tôt pour évaluer l’impact de cette politique sociale sur les transformations de structure et de dynamiques familiales. » (p. 216-217)