Comprendre la fécondité : le nécessaire éclairage du longitudinal

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Comprendre la fécondité : le nécessaire éclairage du longitudinals

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Référence bibliographique [3661]

Lapierre-Adamcyk, Évelyne, Marcil-Gratton, Nicole et Le Bourdais, Céline. 2005. «Comprendre la fécondité : le nécessaire éclairage du longitudinal». Dans Entre nature et culture quelle(s) démographie(s) , sous la dir. de Michel Loriaux et Vilquin, Eric, p. 207-224. Louvain-La-Neuve (Belgique): Université Catholique de Louvain.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’objectif [de ce texte] est d’examiner comment le passage de la fécondité dite ’naturelle’ vers la fécondité ’maîtrisée’ peut s’interpréter comme une transition entre ’nature’ et ’culture’. Pour mieux appréhender cette transformation, une vision longitudinale s’impose. » (p. 207)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Les auteures utilisent les données des recensements canadiens de 1941 à 1991, de l’Enquête sur la fécondité au Québec de 1971 et de l’Enquête sur la fécondité au Canada de 1984. Ils citent également diverses études sur la fécondité au Québec et son évolution.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Trois dimensions particulières de la fécondité, illustrées à partir de la situation du Québec au cours du XXe siècle, seront utilisées :
- le passage d’une descendance finale de plus de 5 enfants à une descendance de moins de 2 enfants par femme mis en évidence par le truchement des probabilités d’agrandissement des familles; ces indicateurs par essence longitudinaux marquent bien l’enchaînement des naissances et permettent de déterminer les points de rupture où la« durée d’exposition au risque d’avoir un enfant du rang suivant » devient un élément secondaire dans le processus de la constitution des descendances pour faire place à des décisions ’rationnelles’;
- la généralisation du recours à la contraception mise en évidence par la place qu’occupent les diverses méthodes dans les intervalles entre naissances;
- la décision d’avoir un enfant dans le contexte où les couples se sont éloignés des contraintes de la ’nature’ ne peut s’interpréter en dehors de la prise en compte des trajectoires individuelles que suivent les hommes et les femmes dans leur parcours conjugal et professionnel.
Certains indicateurs démographiques classiques, fondés sur des données officielles ou provenant d’enquêtes rétrospectives, continuent d’être des témoins convaincants des profondes transformations de la fécondité. Par contre, l’analyse des trajectoires individuelles et l’intégration des multiples dimensions de la vie qui les déterminent exigent une observation de plus en plus sophistiquée qui repose sur une approche longitudinale prospective.
En conclusion, on reviendra sur le fait que la fécondité dite ’naturelle’ était déjà largement déterminée par la ’culture’. Dans le nouveau contexte où la fécondité résulte de décisions délibérées, il faut tenter d’identifier les manifestations de plus en plus diversifiées de l’influence de la culture sur les comportements humains, qui permettent de comprendre les ramifications profondes du régime de faible fécondité. » (pp. 207-208)