L’adoption devrait-elle toujours rompre la filiation d’origine? Quelques considérations éthiques sur la recherche de stabilité et de continuité pour l’enfant adopté

L’adoption devrait-elle toujours rompre la filiation d’origine? Quelques considérations éthiques sur la recherche de stabilité et de continuité pour l’enfant adopté

L’adoption devrait-elle toujours rompre la filiation d’origine? Quelques considérations éthiques sur la recherche de stabilité et de continuité pour l’enfant adopté

L’adoption devrait-elle toujours rompre la filiation d’origine? Quelques considérations éthiques sur la recherche de stabilité et de continuité pour l’enfant adoptés

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Référence bibliographique [3541]

Ouellette, Françoise-Romaine. 2005. «L’adoption devrait-elle toujours rompre la filiation d’origine? Quelques considérations éthiques sur la recherche de stabilité et de continuité pour l’enfant adopté». Dans Familles en mouvance : quels enjeux éthiques? , sous la dir. de Françoise-Romaine Ouellette, Joyal, Renée et Hurtubise, Roch, p. 103-120. Sainte-Foy (Québec): Les Presses de l’Université Laval.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Dans ce chapitre, l’auteure cherche à déconstruire l’évidence qui semble prévaloir dans les pays occidentaux, à savoir que l’adoption plénière est d’emblée souhaitable et exempte de questionnements éthiques.

Question :
« La rupture des liens familiaux d’origine de l’enfant adopté ne constitue [t-il] pas dans certains cas une atteinte profonde à son intégrité [?] » (p. 104)

2. Méthode


Échantillon :
Trois enfants québécois adoptés

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Après avoir dressé un bref portrait de l’évolution de l’adoption plénière vers des pratiques plus ouvertes, l’auteure présente le cas de trois jeunes filles ayant toutes des parcours différents, mais pour qui l’adoption plénière ne semble pas l’option la plus adéquate. En effet, les portraits proposés suggèrent que les enfants ne bénéficient pas nécessairement de ce type d’adoption, soit parce qu’elles ne manifestent pas elles-mêmes le désir de cette éventualité ou parce que, par exemple, l’adoption plénière ne sert pas le type de relation que l’enfant vit avec sa famille d’origine. L’auteure conclut en précisant : « [...] en mettant ici en question l’adoption plénière, je ne conteste nullement le bien-fondé de l’adoption pour les enfants qui ont besoin de nouveaux parents et d’une nouvelle famille. Je conteste plutôt [...] le fait que notre choix exclusif d’une adoption tout à fait exclusive ne permette pas de moduler les effets de l’adoption en tenant compte de la diversité des situations familiales et des besoins des enfants. » (p. 119)