Étude canadienne sur l’incidence des signalements de cas de violence et de négligence envers les enfants - 2003 : données principales

Étude canadienne sur l’incidence des signalements de cas de violence et de négligence envers les enfants - 2003 : données principales

Étude canadienne sur l’incidence des signalements de cas de violence et de négligence envers les enfants - 2003 : données principales

Étude canadienne sur l’incidence des signalements de cas de violence et de négligence envers les enfants - 2003 : données principaless

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Référence bibliographique [3379]

Trocmé, Nico, Fallon, Barbara, MacLaurin, Bruce, Daciuk, Joanne, Felstiner, Caroline, Black, Tara, Tonmyr, Lil, Blackstock, Cindy, Barter, Ken, Turcotte, Daniel et Cloutier, Richard. 2005. Étude canadienne sur l’incidence des signalements de cas de violence et de négligence envers les enfants - 2003 : données principales. Ottawa: Agence de santé publique du Canada.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’ECI-2003 a pour principal objectif de fournir des estimations fiables sur l’ampleur et les caractéristiques des cas de violence et de négligence envers les enfants ayant fait l’objet d’une enquête des services de protection de l’enfance au Canada en 2003. Le projet vise un deuxième objectif, qui est de comparer les résultats au fil du temps. [...] Plus particulièrement, l’ECI-2003 vise à :
(1) déterminer le taux des cas de violence physique, d’abus sexuel, de négligence, de violence psychologique et d’exposition à la violence familiale corroborés et ayant fait l’objet d’une enquête ainsi que les multiples formes de maltraitance;
(2) examiner la gravité des mauvais traitements mesurée selon la forme de la maltraitance, la durée et les sévices physiques et psychologiques;
(3) étudier certains déterminants de la santé susceptibles d’être associés aux mauvais traitements;
(4) surveiller les issues des enquêtes à court terme, y compris les taux de corroboration, le placement des enfants, le recours aux tribunaux de la jeunesse et les poursuites au criminel;
(5) comparer les taux de violence physique, d’abus sexuel, de négligence, de violence psychologique et d’exposition à la violence familiale corroborés de 1998 et de 2003, la gravité des mauvais traitements et les issues des enquêtes à court terme. » (pp. 10; 12)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« L’échantillon de base de l’ECI-2003, qui comprend 11 562 enquêtes portant sur les mauvais traitements infligés à des enfants, a été utilisé pour calculer des estimations des taux annuels et définir le profil de la maltraitance d’enfants faisant l’objet d’une enquête au Canada, à l’exclusion du Québec. Les estimations nationales incluant le Québec ont été calculées en combinant l’échantillon de base de l’ECI-2003 à un échantillon du Québec de 2 638 enquêtes sur la protection de l’enfance répertoriées par les systèmes d’information administrative dans huit SSPE au Québec. » (p. 21)

Instruments :
- « [L]e Formulaire d’évaluation des mauvais traitements de l’ECI » (p. 23);
- « Le Formulaire d’information sur le travailleur social » (p. 23).

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Après avoir inclus les données administratives du Québec, on a estimé à 235 315 le nombre d’enquêtes sur les mauvais traitements envers les enfants (38,33 enquêtes pour 1 000 enfants) menées au Canada en 2003. Dans près de la moitié des enquêtes, les mauvais traitements ont été corroborés par le travailleur enquêteur, ce qui donne un taux d’incidence national de 18,67 cas de mauvais traitements corroborés pour 1 000 enfants. La négligence constitue la forme la plus courante de mauvais traitements corroborés au Canada. Dans près du tiers (30 %) des cas où les mauvais traitements ont été corroborés, la négligence constitue la principale forme de mauvais traitements, ce qui donne, selon les estimations, un total de 30 366 enquêtes sur la négligence, soit un taux de 6,38 cas de mauvais traitements corroborés pour 1 000 enfants. L’exposition à la violence familiale constitue la deuxième forme de mauvais traitements corroborés la plus courante (un chiffre estimatif de 29 370 cas de mauvais traitements corroborés, soit un taux de 6,17 pour 1 000 enfants), suivie de près par la violence physique (25 257 cas de mauvais traitements corroborés, soit un taux de 5,31 pour 1 000 enfants). La violence psychologique constitue la principale forme de mauvais traitements corroborés dans 15 % des cas (15 369 enquêtes sur les mauvais traitements corroborés, soit un taux de 3,23 pour 1 000 enfants), tandis que les cas d’abus sexuels représentent 3 % des cas de mauvais traitements corroborés (2 935 cas de mauvais traitements corroborés, soit un taux de 0,62 pour 1 000 enfants). » (p. 2)